«Que du positif à voyager bon marché»

Paolo Leonardi
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La compagnie low-cost Jetairfly vient d’ouvrir une ligne sur Murcie. L’immobilier dans le coin trépigne déjà... Eric Lalmand/Belga.
    La compagnie low-cost Jetairfly vient d’ouvrir une ligne sur Murcie. L’immobilier dans le coin trépigne déjà... Eric Lalmand/Belga.

La proximité d’un aéroport low-cost a également des répercussions sur la demande en immobilier.

Ainsi, l’agence Zapinvest, spécialisée dans les biens du sud de l’Espagne (Alicante et Malaga), a-t-elle constaté une « augmentation assez forte » des clients habitant à Charleroi, Mons ou La Louvière. « La proximité de l’aéroport de Charleroi y est très certainement pour quelque chose, avance à ce sujet Jonathan Buchet. Et sur le lieu où ils ambitionnent d’acheter une villa ou une résidence, c’est pareil. Dans 99 pour cent des cas, la première question que nous posent nos clients concerne la proximité d’un aéroport low-cost. En général, le bien qu’ils convoitent ne doit pas se situer à plus d’une heure en voiture. »

Conséquence : le low-cost a aussi une influence sur la prospection et la constitution d’un portefeuille de biens par les agents immobiliers. Ceux-ci auront évidemment davantage tendance à rechercher, puis à valoriser, un bien idéalement situé puisqu’il a plus de chances de mieux se vendre qu’une maison perdue au milieu de la pampa. Et tant pis si elle a du charme à revendre. « Les vols low-cost constituent un fort argument de ventes pour nous, insiste Jonathan Buchet. Malaga et Alicante sont des destinations bon marché par excellence mais Jetairfly vient d’ouvrir une ligne vers Murcie. Une destination idéale car située à vingt minutes à peine de beaucoup de projets immobiliers. La conséquence est rapide : la demande de biens dans cette région commence à se développer… »

On l’aura compris : chez Zapinvest, comme chez beaucoup de concurrents, le low-cost est un moyen de transport qui ne présente que des avantages. A destination de ses clients liégeois, l’agence ne se prive d’ailleurs pas, lors des négociations, de faire les louanges d’aéroports comme Düsseldorf, Cologne ou Maastricht.

Et tant pis si les compagnies tenteront, de manière parfois vicieuse, voire même carrément scandaleuse, de vous vendre une assurance annulation ou une voiture de location que vous ne souhaitez pas.

Dans le low-cost, au moment de la réservation sur internet, la moindre inattention se paye cash ! « Il n’y a que du positif à voyager bon marché, conclut cependant Jonathan Buchet. Simplement, il faut être conscient que ce genre de compagnie pratique une politique commerciale différente des compagnies traditionnelles. Par le biais de la publicité, elles essayeront toujours de vous vendre quelque chose pour récupérer une partie de leur manque à gagner sur le prix du billet. Il y a des astuces à connaître pour ne pas payer des suppléments indésirés… »

Osez la rencontre !