Tapie dénonce «un complot»: «C’est Sarkozy qui était visé»
Invité sur le plateau de France 2, Bernard Tapie a donné sa vérité dans l’affaire de l’arbitrage dont il a bénéficié à propos de la vente d’Adidas. Sa vérité ? « Complot », « acharnement médiatique », et, pour lui, c’est Sarkozy qui était visé. L’entretien vidéo.
A la question de savoir qui avait pris la décision de recourir à l’arbitrage, Bernard Tapie a répondu : « Mme Lagarde », ministre de l’Économie de l’époque. Et « il n’est pas pensable, aucunement, que (Nicolas Sarkozy) n’ait pas donné son feu vert. Il a forcément donné son feu vert », a encore dit Bernard Tapie. « On a essayé de l’accrocher. C’est lui qu’on visait dans les faits », a affirmé M. Tapie.
Il a également expliqué qu’il n’avait jamais évoqué le sujet de l’arbitrage avec l’ancien président, malgré le fait qu’il l’ait rencontré à vingt-deux reprises entre 2007 et 2009. « Je peux le [M. Sarkozy] voir 30 fois, pas une fois je vais lui parler de l’arbitrage. Toutes mes visites à l’Elysée, que ce soit avec les conseillers ou avec le président, c’est en passant par la porte, en signant un registre et en ne cachant rien à personne ».
« Un acharnement médiatique »
Quant à lui-même, il s’est dit victime d’un « acharnement médiatique ».
Lors de sa première interview depuis ses 96 heures de garde à vue la semaine dernière, Bernard Tapie a estimé qu’une telle durée de garde à vue était « excessivement rare » en matière financière, mais « moins difficile à vivre que les cinq semaines que les médias (lui) ont fait vivre » auparavant.« Je n’avais jamais vu un tel acharnement », a-t-il dit.
Interrogé sur ses liens avec l’un des arbitres, Pierre Estoup, également mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », M. Tapie a soutenu qu’il ne le connaissait pas, donnant comme preuve le fait d’avoir écrit Estoupe et non Estoup dans la dédicace d’un livre qu’il lui avait adressé.
« Oui Monsieur, c’est un complot ! »
Pour l’homme d’affaires, l’enquête serait un « complot » le visant. « Oui Monsieur, c’est un complot ! », a lancé M. Tapie visiblement énervé au présentateur David Pujadas, qui l’interrogeait sur ce point.
Et d’ajouter : « Je vais vous l’expliquer, c’est très simple. Le soir de la victoire de la Coupe du monde de foot (par la France en 1998), qui a été gagnée par une équipe dans laquelle il y avait plus de la moitié qui était des Marseillais, j’ai essayé d’avoir une invitation pour la finale (…) J’ai pas eu le droit à une invitation. Et Didier Deschamps, quand on lui remet le trophée, la première déclaration il dit +cette Coupe du monde on la doit à Bernard Tapie+. Il y a deux France, Monsieur, celle de ceux qui ont le droit, et celle de ceux qui n’ont pas le droit ».
Et d’insister : « Il n‘y a rien » dans ce dossier.
Mis en examen pour « escroquerie en bande organisée »
Les juges d’instruction chargés de l’enquête soupçonnent l’arbitrage, grâce auquel M. Tapie s’était vu octroyer 403 millions d’euros pour solder le litige sur la vente d’Adidas, d’avoir été truqué au profit de l’homme d’affaires de 70 ans. Ils ont mis en examen cinq personnes, autant de profils différents impliqués dans ce qu’ils interprètent comme une « escroquerie en bande organisée ».
Outre M. Tapie et son avocat Maurice Lantourne, sont poursuivis un des trois arbitres, Pierre Estoup, l’ex-président du Consortium de réalisations (CDR, organisme sous tutelle de l’Etat chargé du passif du Crédit Lyonnais) Jean-François Rocchi, et Stéphane Richard, l’ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’Économie Christine Lagarde.
La patronne du Fonds monétaire international (FMI) a échappé fin mai à une mise en examen, en sortant avec le statut de témoin assisté de son audition par le Cour de justice de la République (CJR).
Vos réactions
Voir toutes les réactions @ laureb : il y a aussi la manière dont l'argent se gagne. Je pense que rares sont les gens à jalouser quelqu'un qui s'est constitué un joli magot en bossant dur durant une ou deux décennies. En tous cas je n'en fais pas partie. Et puis il y a ceux qui s'enrichissent en réalisant des "coups", lesquels ne sont souvent possibles qu'en détenant des informations non-connues du public (infos avec lesquelles beaucoup de monde serait capable de réaliser le même genre de coup). C'est déjà beaucoup moins glorieux. Tapie y ajoute l'arrogance, le bling-bling, la capacité à embobiner son monde : c'est un camelot à la puissance x, mais un camelot. Un personnage à la "Moi Michel G. Milliardaire Maître du Monde".
Il est évident qu il est des pays ou gagner de l argent rend jaloux .On peut reprocher à Tapie d en gagner beaucoup donc il est normal que les gagne - petit le haïssent autant .En fait , sans preuves ,sans procès ,sans jugement ,même sans savoir de quoi il retourne il est forcément coupable .C est normal ,il est si riche que ca ne peut être que suspect aux yeux des minables . Mettez quelqu un au gibet ,il n'y sera jamais pour rien .
Monsieur Pujadas dont on est obligé de subir la tête tous les jours, n'avait rien d'un journaliste hier soir. C'était le Fouquier Tinville accusateur public durant la révolution française. Sortant des phrases hors de leur contexte, jetant des informations non vérifiées, pesant detout son poids pour traiter l'invité comme un criminel, il a montré ses limites. A la place de B. Tapie je lui aurait déjà signifié une plainte pour diffamation?
Il porte bien son nom celui la, un vrai vendeur de tapis!, il vous ferait croire n importe quoi. Impossible de savoir le vrai du faux, mais au final j ai l impression que c est un très bon menteur.












Plutôt Sarkozy qui se protège derrière Tapie.