Snowden renonce à demander l’asile politique en Russie

P.LA. avec AFP
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L’ex-consultant américain Edward Snowden est bloqué dans la zone de transit à l’aéroport de Moscou depuis le 23 juin. Barack Obama a promis à l’Union européenne des éclaircissements sur les activités d’espionnage des Etats-Unis.

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Snowden se trouve dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou. AP
    Snowden se trouve dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou. AP

L’ex-consultant américain Edward Snowden, réfugié dans un aéroport de Moscou et recherché par Washington pour espionnage, a renoncé à demander l’asile politique en Russie, a indiqué mardi le porte-parole du Kremlin à des journalistes.

« En apprenant hier la position de Poutine sur les conditions nécessaires pour rester en Russie, il a renoncé à sa demande  », a déclaré Dmitri Peskov.

Vladimir Poutine avait dit lundi que Snowden pouvait rester en Russie uniquement s’il cessait « ses activités visant à faire du tort » aux Américains.

« Comme il se considère comme un défenseur des droits de l’homme, il n’a manifestement pas l’intention de cesser ces activités, c’est pourquoi il doit choisir un pays où aller, et s’y rendre », avait ajouté le président russe.

M. Peskov a par ailleurs déclaré que l’ex-informaticien ne pouvait être remis aux Etats-Unis où la peine de mort est en vigueur. « Aucun pays ne peut livrer Snowden à un autre pays comme les Etats-Unis où est appliquée la peine de mort », a-t-il dit.

Edward Snowden a demandé l’asile à 21 pays

Edward Snowden, réfugié dans un aéroport de Moscou et recherché par Washington pour espionnage, a demandé l’asile politique dans 21 pays, dont la Russie.

Le site internet de WikiLeaks a indiqué que Snowden avait également déposé une demande d’asile en Islande, Equateur, Cuba, Venezuela, Brésil, Inde, Chine, Allemagne et France. La Pologne a déjà annoncé qu’elle n’accorderait pas l’asile à l’ex-consultant Américain.

Dans une déclaration postée sur le site de WikiLeaks, la première depuis son départ de Hong Kong il y a huit jours, Snowden a accusé le président américain Barack Obama de « faire pression sur les dirigeants » des pays auprès desquels il cherche protection.

Dans son communiqué diffusé depuis la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo où il est bloqué depuis le 23 juin, l’ex-consultant américain affirme qu’Obama est coupable de « tromperie » et de vouloir lui appliquer la «  sanction illégale » de l’exil.

Snowden bloqué dans la zone de transit en Russie

Edward Snowden est bloqué dans la zone de transit de Moscou-Cheremetievo depuis le 23 juin et des sources russes ont affirmé que l’absence de passeport valide l’empêchait de prendre un vol pour Cuba, puis Quito.

Il a aussi demandé l’asile politique à l’Equateur, mais ce pays a souligné qu’il ne pouvait statuer sur cette demande que si le requérant se trouvait sur son sol, et le président Rafael Correa a affirmé samedi que la solution se trouvait « entre les mains des autorités russes ».

Dans une lettre en espagnol publiée lundi, Snowden a remercié l’Equateur pour son soutien, en estimant que ce pays était « un exemple pour le monde ».

«  Maintenant, en fin de compte, et grâce au soutien continu de votre gouvernement, je reste libre de publier toute information qui serve l’intérêt public », insiste l’ex-consultant.

Les dirigeants européens en colère

Le président Barack Obama, menacé d’un blocage des négociations commerciales entre l’UE et les USA, a promis à ses alliés européens toutes les « informations » qu’ils réclament sur les activités d’espionnage électronique de leurs institutions par une agence américaine.

Washington continue d’« évaluer » les accusations de Snowden, relayées par des médias européens, et les Etats-Unis « communiqueront (ensuite) de manière appropriée avec leurs alliés », a assuré M. Obama, en visite en Tanzanie.

Pris de court par la colère des Européens après ces révélations d’écoutes et de surveillance des institutions européennes par l’agence de renseignement NSA, les Etats-Unis cherchent à relativiser l’affaire, à un moment où les négociations sur une zone de libre-échange transatlantique sont sur le point de s’ouvrir.7

En Belgique, une commission spéciale du Sénat a donné instruction au Comité permanent R, « gendarme » des services de renseignements belges mais aussi des services des renseignements étrangers actifs en Belgique, d’ouvrir une triple enquête sur le système d’espionnage développé par les Etats-Unis.

Vos réactions

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16. olive dit le 02/07/2013, 22:25

Poutine a proposé publiquement de lui accorder l'asile à condition qu'il cesse ses révélations. Bien que la Russie n'est elle-même pas un modèle en matière de droit de l'homme, je pense que ce qu'a proposé Poutine était, peut-être pas idéal, mais au moins acceptable. Poutine lui offre de lui sauver la vie moyennant quelques conditions et il refuse. J'aurais presque envie de dire "tant pis pour lui". A-t-il vraiment quelque chose de nouveau à ajouter qu'on ne sait déjà? Qu'il n'y a pas la moindre trace d'armes de destruction massive/chimique en Irak, euh pardon en Syrie. Car tout ce qu'il a dit jusqu'à présent était déjà connu: rappelez-vous, ECHELON, les en 2003 ... Il n'y avait aucune raison que cela cesse et l'Europe pourrait très bien faire cesser cela si elle le voulait vraiment. Mais la France et la Grande-Bretagne font la même chose, alors...

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15. Lejour68 dit le 02/07/2013, 14:19

Si il levait ses yeux vers le ciel....Il comprendrait que dans la station orbital ISS....Toutes les grandes nations y sont. Il à quelques choses sur la zone 51 ?

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14. Kikadikoi dit le 02/07/2013, 13:36

Cette révélation d'espionnage n'étonne probablement pas grand monde du côté des hautes sphères. Le fait que ce débat soit arrivé sur la place publique doit bien gêner nos dirigeants. Un citoyen un peu kamikaze sur les bord a choisi d'en découdre et son coup de pied dans la fourmilière, nous en sommes à présent tous au courant. Une patate chaude peut-être mais un héros surtout. Dans le bras de fer UE-USA qui est à venir, comment ces entités défendront leurs intérêts tout en restant crédibles face à leur opinion publique? C'est sans doute plus facile à régler entre diplomates à l'abri du regard de tous mais ici, quel signal allons-nous recevoir? Je redoute le moment où il faudra plier devant l'arrogance US. La logique économique l'emportera évidemment sur la moral.

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13. ptolemee dit le 02/07/2013, 13:12

Mais c'est très bien tout ça. Il n'a plus qu'à y séjourner quelques années, puis envoyer son script à Spielberg.

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12. -Sawadi- dit le 02/07/2013, 12:27

Si seulement cela pouvait faire capoter le traité transatlantique !!

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