Les 8 piliers de l’innovation selon Google

Olivier Croughs
Mis en ligne

Comment une entreprise telle que Google continue d’innover et de maintenir ses troupes dans un esprit d’innovation ? La réponse… par Google.

Malgré plus de 26.000 employés et plus de 60 bureaux dans le monde, Google est encore très loin de l’entreprise bureaucratique empêtrée dans la lourdeur de sa propre organisation et, par conséquent, incapable d’innover.

Sur le blog officiel de son employeur, Susan Wojcicki, Vice-présidente à la publicité, publie un article intéressant sur ce qu’elle identifie comme les 8 piliers de l’innovation.

En résumé, elle réaffirme les credo de Google, pas forcément tous connus, d’où l’intérêt de l’article :

1) Se donner une mission qui compte

Si on lui fait confiance, qu’on lui dévoile notre (géo)localisation et qu’on l’abreuve de données personnelles, Google excelle dans l’organisation de notre vie pratique, l’accès et le tri de l’information. Sauf trahison, c’est effectivement une mission qui compte.

2) Penser grand, démarrer petit

Un exemple ? Avant de lancer Google Books, Larry Page (qui pour le coup porte très bien son nom) a commencé par scanner des livres à domicile. En chronométrant le temps nécessaire à la numérisation d’une page, il a réalisé qu’il était possible de mettre sur le web l’essentiel de la production livresque mondiale. Aujourd’hui, Google Books compte 10 millions de livres.

3) Adopter un rythme d’innovation continue sans chercher la perfection instantannée

C’est le principe du « lean startup » qui définit la progression comme un aller-retour permanent entre les hypothèses et leur validation ou invalidation. Un processus itératif qui admet l’imperfection pour sans cesse améliorer le produit existant.

4) Chercher les idées partout

Un principe d’ouverture d’esprit et d’humilité de point de vue qu’il n’est jamais inutile de rappeler. Chez Google, tout le monde a son mot à dire et tous les avis sont bons à prendre.

5) Tout partager

Oui, tout partager, avec tout le monde. La moindre décision chez Google se partage avec les 26.000 employés. Impensable dans certaines structures ultra hiérarchisées et procédurières de nos régions.

6) Briller par l’imagination, s’alimenter de données (data)

Si l’objectif est de réduire les morts sur la route, Google s’en approche avec son projet Google Car : une voiture sans pilote gavée de données en tout genre. Chez Google, les employés ont la liberté (voire l’obligation) de consacrer jusqu’à 20 % de leur temps au développement d’une idée personnelle ou collective de n’importe quelle nature. C’est le principe du « blue sky thinking » encouragé dans l’entreprise. Il en résulte que la majorité des innovations de Google sont issues de ces périodes de créativité débridée.

7) Être une plateforme

Encore une fois, c’est le principe de l’ouverture, de l’« open technology », de l’« open innovation », etc. Plus il y a de monde à la barre, plus l’assentiment sera grand. Il en va ainsi de l’enrichissement de Google Maps ou de Google Play, largement alimenté par les travaux de développeurs indépendants.

8) Ne pas avoir peur de se tromper

« Google est connu pour Youtube, pas pour Google Video ». On ne donnera pas tort à Susan Wojcicki. « On retient mieux vos succès que vos erreurs », affirme-t-elle. Aux États-Unis, au moins, ça semble vrai.

L’article original est à lire ici (en anglais).

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6. OlivierC dit le 03/07/2013, 15:56

À JTJT : Excellente question.

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5. JTJT dit le 03/07/2013, 12:50

C'est bien joli, mais pourquoi faire un résumé d'un article de juillet 2011 ?

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4. tomaz dit le 03/07/2013, 11:52

oublier 9) espionner la Terre entière sauf le Chine qui a son moteur de recherche Baidu et la Russie qui a le sien aussi, Yandex, ce dernier marchant d'ailleurs très bien (l'Europe est tellement bêtasse qu'aucun ingénieur ne senble savoir développer quoi que ce soit) Vu la qualité déplorable des ergonomies Windows et Google ces derniers temps, ou apparemment, tout le monde dispose d'écran de 80 pouces, mais sur tablette et écran normal, c'est de la daube et lourd à charger en 2G. De plus, depuis windows XP, le commun des mortels a du mal à voir la différence, était a l'hopital hier, le serveur tourne sous 2000 pro et le desktop aussi, hormis installer des backdoors pour les services secrets, les 15 giga qu'occupe Windows sur nos disques servent à quoi? Quand l'open source prend largement moins, 700 Mo sur Ubuntu.

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3. AlexHanin dit le 03/07/2013, 11:31

@OlivierC Les entreprises comme Google, Apple, Microsoft, GE, Genentech, Amgen et tant d'autres doivent énormément aux investissements publics. Ça ne les empêche évidemment pas de militer pour un allègement du secteur public et des impôts, de délocaliser dès qu'ils en ont l'occasion et de jouer aux rois de l'innovation. Il serait temps de dissiper le mythe du secteur privé forcément dynamique et innovant et du secteur public toujours bureaucratique et inefficace.

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2. OlivierC dit le 03/07/2013, 11:10

Exact. Et ils oublient de remercier l'invention de la roue et de l'écriture sans quoi Google ne serait nulle part aujourd'hui!

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