Le fédéralisme de coopération ou le blocage
Le comité de concertation n’est pas l’organe le plus connu du royaume de Belgique. C’en est pourtant l’un des plus importants. C’est là que se retrouvent l’Etat fédéral, les Régions, les Communautés pour discuter des dossiers concernant plusieurs niveaux de pouvoir. C’est en cela qu’il est essentiel au fonctionnement du pays et qu’il deviendra, demain, vital, pour sa survie.
Aujourd’hui déjà, la répartition des compétences n’a rien d’harmonieux. Un nombre incalculable de matières, de l’emploi à l’environnement en passant par l’économie, sont éclatées entre Régions et fédéral. La sixième réforme de l’Etat accentuera cette complexité. Certains pans des soins de santé, de la Justice, de la Mobilité seront transférés aux entités fédérées, mais le fédéral restera compétent un peu, beaucoup. Voilà qui rend inévitable la concertation entre niveaux de pouvoir. Elle est par ailleurs indispensable en matière budgétaire : l’effort d’assainissement doit être réparti entre les différents gouvernements. Sans parler de la nécessité de parler d’une seule voix sur le plan européen ou international.
Tout cela suppose un dialogue permanent entre entités. D’autant qu’il n’y a pas, dans notre pays, de hiérarchie des normes. En clair, le fédéral ne peut dicter sa loi aux Régions, pas plus que ces dernières n’ont autorité sur lui : tout repose sur la concertation... Demain plus encore qu’aujourd’hui. Car, une fois les transferts de compétence opérés, les entités fédérées pèseront 20 milliards de plus dans la balance. Le rapport de forces sera modifié au sein de l’Etat. Lequel ne fonctionnera que s’il évolue vers un fédéralisme de coopération. Faute de quoi, ce sera le blocage permanent. Le risque existe...
Raison pour laquelle il est urgent de faire du comité de concertation l’instance pivot du pays. La sixième réforme de l’Etat lui donne d’ailleurs un statut renforcé, avec des procédures formalisées, une transparence à l’égard du Parlement. Reste à y insuffler la volonté politique, celle de faire fonctionner et non de bloquer un Etat fédéral éminemment complexe.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Assumant que la NVA entre au gouvernement federal. Ce sera NVA contre PS. Impossible d éviter le clash des cultures. Ou si vous préférez le pot de fer flamand contre le pot de terre wallon, déjà en déficit. Par ailleurs, cette histoire idiote de sigle est du pain béni pour la NVA.
Je crains que pour les "politiques" flamands (et leur population manipulée par des décenies de propagande mensongère et nationaliste) le blocage est le système qu'ils préfèrent pour aller vers l'indépendance !



pour mencken Je doute que la NVA entre un jour au gouvernement fédéral pour 2 raisons : d'abord pcq les autres partis n'y tiennent pas, ensuite pcq on n'est même pas sûr que la NVA veuille prendre une responsabilité fédérale. A moins que son score au fédéral dépasse largement les 35%, ce qui est loin d'être certain, car les élections fédérales et régionales se déroulant en même temps je vois un grand nombre de flamands modérés panachant leur vote (NVA à la région, OVLD ou CD&V au fédéral)