Marcus Miller, le roi de la basse funky

Jean-claude Vantroyen
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Marcus Miller sur scène, c’est virevoltant. Il joue de sa Fender bass, il chante parfois, il s’amuse, c’est sûr, et ses complices aussi. Un concert du Miller, c’est un moment de joie, de plaisir, de bonheur tout simple. Nul doute qu’à Comblain, où il vient le dimanche soir, il s’adressera en français au public. Il le parle très bien.

  • Marcus Miller
    Marcus Miller

Pourquoi le français ? Il avait répondu à cette question de Patrick Bivort, de Jazzmosaïek et Jazz Hot, l’année passée. « Je fais beaucoup de concerts en France, en Martinique et en Guadeloupe, en Afrique francophone, au Canada. Et je me suis dit qu’à 48 ans, c’était il y a six ans, c’était un beau défi d’apprendre le français, que c’était un excellent exercice pour l’esprit. »

Challenge réussi. Comme il a réussi le reste de la carrière. Lui qui, à 21 ans, jouait avec Miles Davis, lui qui, à 26 ans, composait et produisait tout l’album de Miles Tutu, a montré qu’il y avait une vie après Miles, sans jamais cesser de lui rendre hommage. Marcus Miller a travaillé avec David Sanborn, Luther Vandross, Aretha Franklin, Wayne Shorter et Herbie Hancock, Claude Nougaro sur Nougayork. Il a joué beaucoup de r’n’b. Il en est revenu aujourd’hui, avec son dernier album Renaissance, à quelque chose de plus simple, efficace, dynamique.

« J’ai quasiment habité, dormi dans les studios pendant des années, dit-il encore. Mais depuis quelques années, j’ai décidé de faire autre chose, avec de jeunes musiciens, sans overdubs, comme en live, rapidement, avec de l’émotion et de l’improvisation. Je veux simplement faire de la bonne musique, avec de bons musiciens. J’aimerais un jour faire quelque chose avec Stevie Wonder. »

Marcus Miller, dimanche 7 juillet à 21 h.

Osez la rencontre !