La crise au Portugal fait trembler les Bourses européennes
Les Bourses européennes se sont enfoncées dans le rouge mercredi matin, secouées par la tourmente politique au Portugal. Le gouvernement portugais de centre-droit semblait en sursis après la démission de deux ministres clés. Des événements qui ravivent des craintes sur un retour en force de la crise en zone euro et fait grimper les taux d’emprunt de la dette des pays les plus fragiles.
Le regain de tension sur les Bourses européennes fait suite à la démission, mardi, d’un deuxième ministre clé du gouvernement portugais. Le gouvernement est chargé de mettre en œuvre le plan d’aide international accordé au pays il y a deux ans, ce qui soulève des doutes sur le respect de Lisbonne de ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.
En première ligne, la Bourse de Lisbonne dévissait de 5,90 %, entraînant dans sa chute la Bourse de Madrid, en baisse de 2,58 % vers 9H30 GMT après avoir plongé de plus de 3 %. Paris perdait 1,55 %, Francfort 1,62 %, Londres 1,59 % et le Bruxelles 1,85 %.
Sur le marché de la dette des États, le taux d’emprunt à 10 ans du Portugal s’envolait, passant au-dessus de 8 % pour la première fois depuis novembre 2012, alors qu’il avait clôturé à 6,720 %. La même tendance à la hausse a été enregistrée pour la Grèce, l’Italie et l’Espagne.
Le gouvernement portugais en sursis
Après la démission du ministre portugais des Finances Vitor Gaspar lundi, le ministre des Affaires étrangères Paulo Portas a lui aussi jeté l’éponge mais le Premier ministre Pedro Passos Coelho a refusé d’accepter sa démission pour tenter de sauver la coalition au pouvoir.
« Malgré les assurances du Premier ministre Pedro Passos Coelho qui affirme qu’il ne va pas démissionner, le Portugal va voir tomber son gouvernement dans les prochaines 48 heures », redoute Steen Jakobson, économiste de Saxo Bank. « S’il y a d’autres démissions, cela risque de faire exploser la coalition avec potentiellement des élections générales anticipées », a relevé Patrick Jacq, analyste des marchés obligataires de BNP Paribas.
Pour le gouvernement la situation est d’autant plus explosive que la troïka (UE-FMI-BCE), représentant les créanciers du pays, doit commencer le 15 juillet une nouvelle mission d’évaluation dont le plat de résistance doit être une réforme de l’Etat destinée à réaliser des économies de 4,7 milliards d’euros d’ici la fin de 2014.
Des prêts internationaux fixés jusqu’en juin 2014
« Nous considérons que la relation entre Lisbonne et la troïka – probablement le meilleur des pays de la périphérie – va devenir délicate », ce qui va entretenir les doutes quant au retour du pays sur le marché, estime Gilles Moec, économiste de Deutsche Bank.
Mais pour l’heure, le Portugal n’a pas besoin de se financer sur les marchés, puisqu’il bénéficie des prêts internationaux jusqu’en juin 2014.
Outre la crise politique au Portugal, les inquiétudes sur la Grèce et sa capacité à obtenir sa prochaine tranche d’aide ont pesé sur les marchés, commente Stan Shamu, stratégiste d’IG. Les inquiétudes sur le Portugal et la Grèce ont également pesé sur l’euro, en baisse à 1,2953 dollar contre 1,2978 dollar mardi soir.
Bruxelles appelle Lisbonne à « clarifier la situation »
La Commission européenne a appelé mercredi le Portugal à « clarifier la situation le plus vite possible ». « Cette situation délicate requiert un grand sens des responsabilités de la part de tous les partis politiques et de tous leurs dirigeants. La situation doit être clarifiée le plus vite possible », a affirmé le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso.
« La Commission et moi-même suivons la situation avec inquiétude », a ajouté le président de la Commission.
La situation au Portugal sera au menu de la réunion des ministres des Finances de la zone euro lundi à Bruxelles.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Un pays comme le Portugal qui avait 60% de dette en 2008 est aujourdui a 125% de dette sans que personne n ai vu le moindre euro, bien au contraire, juste de l austérité. C est l effet boule de neige de l austérité, la dette grossis et grossi et contamine les pays voisin qui on eu aussi leur dette qui gonfle hors de tout contrôle, c est mécanique imparable et inéluctable toute l Europe finira ruiné grâce a l intransigeance de certain. C est comme le poker pour gagner il faut avoir la banque avec soit et quand on est ruiné il faut se retirer!
Ne nous avait-on pas annoncé que les mises en ordres étaient terminées... LES ECONOMISTES EUROPEENS SONT DES MENTEURS ET TOUS LEURS PLANS NE SONT QUE DES ATTRAPES NIGAUDS POUR JUSTIFIER ENCORE ET ENCORE LA DIMINUTION DES POUVOIRS DE CONTRÔLES DES ETATS (DEMOCRATIEE....???) SUR L'ECONOMIE ET LA REDUCTION DES ACQUIS SOCIAUX ! Objectif nous mener, sous prétexte de compétitivité, au niveau de vie du BENGLADESH !
Encore une fois, il faut sauver le secteur bancaire noyé sous des montagnes de dettes. L'Allemagne et la France mais la G.B. ont des banques ployants sous les créances portugaises, espagnoles, italiennes etc.... L'énervement de l'Europe est à la hauteur de la trouille d'une nouvelle crise bancaire qui ferait faire faillite à des banquiers allemandes ou françaises...









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