La crise de la zone euro se réveillearticle bloqué
Le Portugal est épuisé par l’austérité. Son gouvernement est en crise. Et les marchés s’inquiètent du risque de contagion.
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Vos réactions
Voir toutes les réactions @Skyman "ils ont contracté des niveaux de dette publique insupportable en période de faible croissance". Si vous faites référence aux années post-2008 ("faible croissance"), vous constaterez que l'austérité n'a asbolument pas permis de réduire la dette publique, que du contraire. Si c'est des années antérieures à 2008 que vous parlez, le problème vient surtout de la dette privée, la dette publique s'étant globalement légèrement réduire dans les GIPSI entre la création de l'euro et le début de la crise. Les "marchés internationaux" ne sont un problème que parce qu'on les laisse faire. Il suffit que la BCE intervienne pour faire descendre immédiatement les taux, comme cela se passe aux USA, au RU ou au Japon.
Vous avez en partie raison sur les commentaires précédents, mais si les pays cités sont en difficulté, c'est avant tout parce qu'ils ont contracté des niveaux de dette publique insupportable en période de faible croissance et qu'ils sont sous pression des marchés internationaux. Les même problèmes pourraient survenir en Belgique avec une dette de 100% du PIB soumis a un taux de 10% !! On en est déjà a 3.. Alors austérité ... What else ??
Coelho et Gaspar, le ministre des Finances qui vient de démissionner, étaient des enthousiastes de l'austérité. Le résultat est pathétique. Oli Rehn vient évidemment de répéter qu'il fallait poursuivre des réformes bien engagées : ces ânes-là ne changeront jamais d'avis. Il faut dire que les dysfonctionnements européens sont inextricables. Les pays d'Europe ne veulent pas du fédéralisme à l'américaine, où les états "riches" paient systématiquement pour les états "pauvres", un détail auquel on aurait dû penser avant de béatement créer l'euro. La "solution" envisagée actuellement est de faire baisser suffisamment les salaires dans les pays en difficulté pour que ceux-ci redeviennent compétitifs. On en est encore loin, et même si l'objectif finit par être atteint, on aura définitivement réduit la demande européenne. Le monde ne peut pas être composé exclusivement de pays exportateurs : ça devrait être une lapalissade, mais apparemment ce n'est pas le [...]
Barroso va bientôt partir. Une nouvelle Commission sera mise en place en 2014. Mais Barroso n'est qu'un symptôme, pas la cause. La majorité des Etats membres avaient des gouvernements de droite ou centre droite lors de la nomination des deux dernières Commissions, nomination qui est faite par les chefs d'état, des élus donc, et par le Parlement éuropéen, des élus eux aussi. Il est donc normal que si ceux qui décident de la composition de la Commission et des politiques UE sont de droite et doivent rendre compte à leurs élécteurs de droite, le tout vire à droite. Ajoutez à ça le fait qu'aucun politicien "local" ne veut d'une personnalité forte à la tête des institutions UE de crainte de leur faire de l'ombre, et on à des Barroso, des Ashton et des Van Rompuy. Je ne critique pas les personnes, elles ne sont pas pire que d'autres, mais ce sont des figures qui ne parlent pas au peuple et donc qui sont affaiblies. Pas sur que Hollande parlerait de la même façon à un D[...]




C'est ça, on s'est endetté en spéculant sur un avenir fait de croissance sans fin.. On pourrait dire une fable de La Fontaine. La BCE tient plus a sa politique de taux bas aux banques privées qu'à prêter directement aux états. Visiblement on veut des banques qui prospèrent sur le dos des contribuables.