Mandela ne souffre pas, selon son épouse Graça Machel
L’état de santé de Nelson Mandela est décrit depuis plus d’une semaine comme « critique, mais stable ». Il avait été hospitalisé en urgence le 8 juin après une récidive de l’infection pulmonaire qui le tourmente depuis deux ans et demi.
L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé dans un état critique depuis une dizaine de jours, ne souffre pas, a assuré son épouse Graça Machel.
« Cela fait maintenant environ 25 jours que nous sommes à l’hôpital. Même si Madiba n’a pas toujours été bien, il n’a jamais souffert », a-t-elle indiqué à des journalistes en marge d’une conférence de presse de la Fondation Mandela à Johannesburg.
« Tandis qu’il est à l’hôpital, il nous a permis d’être à nouveau tous unis », a-t-elle ajouté.
Mme Graça, qui a passé la plupart de son temps au chevet du grand homme depuis son hospitalisation le 8 juin, s’exprimait en marge de la présentation du « Nelson Mandela Sport & Culture Day », le 17 août, qui verra notamment les équipes sud-africaines de rugby et football, les Springboks et les Bafana Bafana, affronter respectivement l’Argentine et le Burkina Faso à Soweto.
Le petit-fils de Nelson Mandela étale en public les secrets de famille
Au même moment, l’aîné des petits-fils de Nelson Mandela, Mandla, s’est livré à une attaque en règle contre certains membres de la famille, allant jusqu’à évoquer des histoires de couples illégitimes et d’enfants nés hors mariage lors d’une conférence de presse retransmise en directe dans toute l’Afrique du Sud.
« Je ne voulais pas laver notre linge sale en public », a-t-il lancé depuis le village natal de Nelson Mandela, Mvezo, où en tant qu’aîné des garçons, Mandla a le statut de chef traditionnel.
Mais ces derniers jours, « je me suis retrouvé attaqué par des individus qui cherchent une minute de gloire et d’attention médiatique à mes dépens », a-t-il poursuivi avant de s’en prendre nommément à plusieurs de ses proches.
Sa tante Makaziwe : « Au lieu d’être une force d’unité, elle n’a fait que semer la division dans la famille. »
Son demi-frère Ndaba : « Il sait que mon père a mis enceinte une femme mariée et qu’il est le résultat de ça. »
Son autre frère Mbuzo : « Il a fécondé ma propre femme » (la Réunionnaise Anaïs Grimaud, repartie depuis sur son île).
Les trois ont un point commun : ils ont saisi la justice avec une douzaine d’autres membres de la famille, pour forcer Mandla Mandela à rendre les dépouilles de trois des enfants du père de la Nation, qu’il avait unilatéralement transférés à Mvezo en 2011.
Mercredi, un tribunal leur a donné raison et les corps ont été exhumés et devraient être prochainement remis en terre dans le village de Qunu, à une trentaine de kilomètres, où Nelson Mandela a toujours dit vouloir être enterré auprès de ses enfants.
« Je reste convaincu que la décision du tribunal n’était pas juste car il a tranché en mon absence », a commenté Mandla.
« Mais je ne vais pas m’y opposer davantage », a-t-il ajouté.
Agé de 39 ans, élu député en 2009 sous l’étiquette de l’ANC, le mouvement de lutte de son grand-père, Mandla Mandela n’a pas brillé par ses prises de position politique mais a fréquemment défrayé la chronique pour ses déboires matrimoniaux ou ses conflits de voisinage.








