La Côte revoit ses prétentions à la baisse
Focus sur l’état du marché à la mer du Nord où les biens en vente sont légion.
La conjoncture est favorable à l’achat, moins à la revente.
Si vous vous êtes rendu à la côte belge ces dernières semaines, cela ne vous aura pas échappé : les biens mis en vente sont légion.
Alors quoi ? Plus intéressante la mer du Nord ? Dépassée ? Le Belge aurait-il jeté son dévolu sur d’autres eldorados ?
Non. En tout cas, pas de quoi en faire une généralité. Ce qui est sûr, c’est qu’un bien à la Côte, de Knokke à La Panne, se vend moins facilement qu’avant. Il reste plus longtemps sur le marché, surtout si son prix est jugé trop élevé.
Tant les agents immobiliers que les notaires s’accordent pour le dire mais à vrai dire, à ce sujet, la mer du Nord n’échappe pas au « trend » général constaté dans l’ensemble du pays. Votre bien est évalué au juste prix ? Il s’en ira, et même facilement. Il est surévalué ? Attendez-vous à patienter de (très) longs mois ou alors revoyez vos ambitions à la baisse. Une bonne chose, finalement, pour l’immobilier belge qui a longtemps été surcoté.
Lorsque vous évoquez le sujet dans votre entourage, beaucoup d’idées reçues atterrissent sur la table des discussions. Comme le fait que la Côte se flamandise de plus en plus. Les agents immobiliers que nous avons interrogés disent qu’il n’en est rien. Il existe encore une digue entre la mer du Nord et la politique.
Quid des biens sur la digue ? Forcément plus chers puisqu’ils offrent la vue sur le sable et les mouettes, ils tardent à trouver acquéreurs. Là aussi, tout est question de prix.
En règle générale, un appartement (la côte belge en compte 88.000, un chiffre qui se voit majoré de quelque 1.500 unités par an) se vend en moyenne à 257.000 euros, 315.000 s’il se trouve en front de mer. Les notaires constatent une baisse de 4 à 5 pour cent (alors que le prix des maisons reste stable).
Des facteurs expliquent cela. La crise chypriote a entraîné un mois de mars « épouvantable » au niveau des transactions, le rapatriement d’argent à la suite des mesures d’amnistie fiscale avait créé une trop forte demande sur la Côte, et l’Espagne s’avère être une concurrente sérieuse (au contraire de la côte d’Opale et de la Zélande qui doivent encore patienter).
La conjoncture est donc favorable pour un achat à la mer. Il ne reste plus qu’à vous rendre à la banque…
Vos réactions
Voir toutes les réactions Et il y a tout lieu de prévoir une forte baisse de l'immobilier à la 'costa flamenca' après les élections de mai 2014...




La cote belge est surfaite, trop chère et maintenant trop taxée. De plus, on se fait agresser dans certains endroits si on parle français, ce que l'on ne voit pas sur la cote française par exemple. Parking impayable, bouffe limite mauvaise et j'en passe. A éviter surtout si la NVA l'emporte!