Aider Philippe à rester dans les clous
Si le règne d’Albert II fut sans doute celui durant lequel il fut le plus débattu de la monarchie, de son financement, de son avenir, le règne de Philippe pourrait être celui durant lequel la monarchie sera la plus réformée.
Dès le lendemain de l’annonce de l’accession au trône de Philippe le 21 juillet, le débat a été lancé, essentiellement en Flandre, sur les pouvoirs du roi. Faut-il lui retirer la signature des lois ? Son rôle dans la formation des gouvernements ? Doit-on aboutir à une monarchie purement protocolaire ? Les présidents de partis flamands ont posé les questions, envisageant une réforme sous la prochaine législature. Les présidents francophones freinent globalement.
Le timing peut sembler curieux : quelques heures après l’annonce de l’intronisation prochaine d’un nouveau roi. Mais il reflète bien l’évolution de la société et, surtout, des mentalités politiques, certainement au nord du pays.
Certes, ces réformes n’auront pas lieu avant 2014, mais on sent qu’elles se produiront (pour une part d’entre elles au moins) dans un avenir plus ou moins proche.
Si le roi Philippe veut éviter de perdre ses (dernières) compétences, il lui faudra éviter les faux pas. Et, surtout, respecter les balises constitutionnelles. Ce cadre strict qui ne concède plus au roi des Belges que ce que l’on appelle une magistrature d’influence. Or la crainte des politiques n’est pas tant que Philippe soit prêt ou non, à la hauteur ou pas, mais qu’il veuille trop en faire, se montre interventionniste, remplisse sa tâche à la manière d’un Baudouin plus que d’un Albert II. Or l’époque de Baudouin est révolue…
Celle de son entourage, à judicieusement choisir, qui devra veiller à ce qu’il ne franchisse pas la ligne rouge.
Celle de Mathilde, dont certains attendent qu’elle contribue aussi à garder son roi de mari dans les rails.
Celle du gouvernement qui doit, comme pour le financement de la monarchie, édicter des règles et des codes clairs pour permettre à la famille royale de connaître précisément, au-delà des simples traditions, ses droits et devoirs. C’est ainsi qu’elle pourra le mieux éviter les fautes.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Dites, [Individualiste], vous voulez bien arrêter de me poursuivre de vos assiduités, s'il vous plaît. Je croyais vous avoir signifié très clairement que je n'ai nul besoin de vos réflexions idiotes. Hier, vous étiez même très vexé, et je vous ai mis la pommade pour vous rappeler que c'est à vos idées que j'en ai, et non pas à vous personnellement. Alors, allez donc un peu philosopher dans les bars du MR, ou seul au fond de la forêt puisque la société vous emmerde. Essayez d'aller débattre avec Wells et les autres philosophes de votre trempe, et cessez de me balancer des sujets de dissertation pour CEB. Merci et bonjour.
@12. BruxellesdanslaRue Il n y a que les naïfs, les rêveurs et les ignorants qui "croient" que VOUS puissiez vous passez d une monarchie ou d une république. Encore une fois vous ne pouvez pas imaginez que les autres n aient pas vos limitations. Un grand débat sur qui a, aura, ou devrait avoir le pouvoir sur les autres. Pour avoir le pouvoir, parce que pour faire quoi on n en parlera même pas. L extrème droite, les libéraux, les socialistes, les ecolos, les humanistes, les communistes, les religieux de tout poil (CAL inclu), les syndicats (ouvriers ou patronaux), les loges... tous veulent le pouvoir sur les autres. Tous ne méritent que d avoir leur tête au bout d une pique
[Le Roi (suite)] Car il n'y a que les naïfs, les rêveurs et les ignorants qui "croient" qu'on peut passer de la monarchie à la république sans heurt, sans bavure et sans dérive. Or même si c'était possible, la république ressemblerait encore à une "monarchie présidentielle" comme en France ou en Russie. Car on n'efface pas deux siècles de culture politique avec un accord bilingue autour d'un papier. En attendant que le peuple et le système soient prêts à prendre leur souffle pour un plongeon optimiste dans un avenir intéressant (ça nous changera), je propose qu'on garde le roi qui ne peut faire grand mal à personne, puisque le danger est ailleurs.
[Le Roi] Est-ce qu'on peut lui foutre la paix, au Roi Philippe, et attendre que l'homme ait le temps de faire ses preuves? Je ne suis pas royaliste, mais je ne suis pas non plus un lyncheur "preemptive", à la Bush ou à la De Wever. Je me lasse des millions d'attaques haineuses qu'on lance contre cet homme, comme s'il était de papier ou qu'il fallait le faire mourir institutionnellement. De plus, si le parti fasciste néolibéral et raciste, VB-NVA-CD&V, veut le faire taire, moi j'ai toutes les raisons de lui donner la parole. Les ennemis de mes ennemis sont (parfois) des alliés objectifs de circonstance. Or Philippe me paraît échapper à Fabiola, ce qui est louable. C'est donc sans émotion, mais avec un intérêt modéré que je déclare: "Courage au Roi Philippe!". Quand le moment sera venu de remercier les altesses pour leur boulot (difficile), je serai content de participer ou d'assister, sans provocation, à la transition douce vers une république.








@14. BruxellesdanslaRue Encore à dire ce que les autres doivent faire? Vous êtes né comme ça où c est suite à un traumatisme. Vous pensez (en supposant que vous soyez équipé pour) qu il y a une différence entre le MR, le PS ou les autres? Ce que pensent les philosophes ne concerne que les philosophes. Que vous vouliez appartenir à un groupe, c est votre droit. Mais pourquoi supposer que les autres aient le même besoin? Si vous voulez dépendre d une hiérarchie (peut importe laquelle) c est bien. Mais cette manie de vouloir diriger les pensées des autres est particulièrement lourde. On dirait les propos d un instituteur à la retraite.