Wimbledon: Murray rejoint Djokovic en finale
Le Britannique Andy Murray s’est qualifié pour la finale de Wimbledon en battant le Polonais Jerzy Janowicz en quatre sets. Il rencontrera le Serbe Novak Djokovic, vainqueur de l’Argentin Juan Martin Del Potro en cinq manches.
Le Britannique Andy Murray s’est qualifié pour la finale de Wimbledon en battant vendredi l’invité-surprise du dernier carré, le Polonais Jerzy Janowicz en quatre sets 6-7 (2/7), 6-4, 6-4, 6-3.
Murray en finale pour la deuxième année d’affilée
Murray disputera dimanche à 26 ans sa deuxième finale d’affilée à Wimbledon, et sa septième en Grand Chelem, contre le Serbe Novak Djokovic, vainqueur de l’Argentin Juan Martin Del Potro après une splendide bataille en cinq sets.
L’Écossais a lui aussi dû se bagarrer pour éliminer le géant polonais (2,03 m), premier joueur de son pays en demi-finale d’un tournoi majeur. Redouté pour ses services monstrueux qu’il balance régulièrement à 220 km/h en première et à 190 km/h en seconde, le 22e mondial a aussi posé beaucoup de problème avec des frappes du fond du court lourdes à en briser sa raquette, mais aussi avec ses amorties, sa grande spécialité.
Le match a été interrompu nettement avant la tombée de la nuit à 2 sets à 1 en faveur du Britannique pour permettre la fermeture du toit, à la grande colère de ce dernier, qui était en train de faire pencher la balance en sa faveur. Il venait d’aligner quatre jeux après avoir été mené 4 à 2. C’est pourtant lui qui a fait le break rapidement dans le quatrième pour s’envoler vers la victoire.
Excellent retourneur, le N.2 mondial a encaissé beaucoup moins d’aces que son rival (9 contre 20) et a su se mettre à l’abri derrière sa première balle (1 seul break concédé). C’est finalement l’inexpérience de Janowicz, 22 ans, qui lui a coûté cher dans les moments importants du troisième set puis pour aborder le quatrième.
« Un match très différent des autres »
« Je suis ravi, ça a été un match très dur, très différent des autres. Il est très talenteux, très imprévisible et il a un énorme service. Il ne m’a pas donné du tout de rythme. Le troisième set a été crucial. (l’interruption pour fermer le toit à cause de l’obscurité) A ce moment-là, je venais de gagner cinq jeux de suite. Je suis resté concentré, j’ai pris une douche, j’ai parlé aux gars et je suis reparti au boulot. Lui, il était au téléphone, il parlait avec quelqu’un, il était très relax pour une demi-finale à Wimbledon. Djokovic, ce sera difficile, ils ont fait un match incroyable aujourd’hui (avec Del Potro) », a commenté Murray en quittant le Central.
Deuxième finale à Wimbledon pour Djokovic
Ce sera la troisième finale de Grand Chelem entre Murray et Djokovic en moins d’un an. Le Britannique avait gagné son premier titre majeur à l’US Open en septembre dernier et le Serbe avait pris sa revanche à l’Open d’Australie en janvier.
Novak Djokovic N.1 mondial disputera dimanche à 26 ans sa deuxième finale à Wimbledon, après sa victoire de 2011, et sa onzième en Grand Chelem.
Arrivé jusque-là sans perdre un seul set, les deux joueurs se sont livré une lutte acharnée et spectaculaire, la plus belle depuis le début de la quinzaine. « C’était un des plus beaux matches que j’ai joués. Le niveau de tennis était très élevé », a commenté Djokovic, qui avait perdu un marathon en cinq sets en demi-finale de Roland Garros contre Rafael Nadal il y a un mois.
Djokovic s’est imposé à sa troisième balle de match au cinquième set, après en avoir manqué deux dans le tie-break du quatrième. Avant cela, il avait dû s’accrocher en fond de court face aux coups de boutoir en coup droit de Del Potro, 8e mondial, et remettre un nombre incroyable de balles en défense grâce à ses formidables jambes.
« Un match épique »
« J’ai déjà joué quelques matches épiques. Celui-là sort du lot avec la finale de l’Open d’Asutralie contre Rafael Nadal il y a deux ans », a déclaré Novak Djokovic. « J’ai été poussé jusqu’à la limite. C’est un des matches les plus excitants que j’ai joués. Le niveau de tennis était très haut, il y avait beaucoup de points gagnants et peu de fautes. J’ai perdu un match long à Roland Garros il y a quelques semaines. La force physique et la capacité mentale font la différence. Je pensais que si j’arrivais à rester dans l’échange, comme je me sentais bien physiquement, j’arriverais à m’imposer. J’ai beaucoup de respect pour lui. C’est un type bien aussi en dehors du court. Il jouait extrêmement long et m’obligeait à reculer. Il y avait beaucoup de tension, il fallait rester extrêmement concentré pour saisir les occasions. C’est ce que j’ai fait dans le cinquième set. Pour la finale, ça ira. J’ai déjà vécu ce genre de situation et j’ai réussi à récupérer. »
Quant au perdant, Juan Martin Del Proto, il a déclaré : « J’ai très bien joué pendant plus de quatre heures et demie. C’était un match de haut niveau. Il tapait très fort dans la balle. J’étais près de le battre et je suis bien sûr triste mais dans quelques jours je me rendrai compte de la grandeur de ce match. Il va rester dans les mémoires pendant quelques années. Un ou deux points en ont décidé. J’ai joué mon meilleur match sur herbe depuis longtemps mais ce n’était pas suffisant pour battre le N.1 mondial. Il faudra que je tape encore plus fort en coup droit la prochaine fois. Il m’a mis sous pression tout le temps, il a très bien retourné et il mérite de gagner. Le public a vu les efforts que je faisais. Les gens savent que ce n’est pas facile de jouer sa première demi-finale ici. Avec Novak, en dehors du court, nous sommes très amis, mais sur le terrain c’est une grosse bataille. Il m’a demandé plusieurs fois si mon genou allait. Il est très fair-play et j’aime ça. »











