Accord sur le statut ouvrier-employé : «Un compromis historique »

P.LA avec agences
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Un compromis sur l’important dossier des ouvriers et des employés a été trouvé pour éliminer la discrimination existante sur le statut des ouvriers et des employés. Syndicats, employeurs et la ministre de l’emploi Monica De Coninck ont négocié 27 heures.

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Le Premier ministre a adressé ses «chaleureuses félicitations» à tous les participants de la réunion pour le travail «remarquable» effectué. Elio Di Rupo a également mis en avant «le grand sens des responsabilités» des négociateurs. Pour lui, «le grand sens des responsabilités montre que le travail dur et le sens du compromis rend les choses possibles».

Pour le Premier, le compromis trouvé était «important» car il signifie «un dépassement de ses propres intérêts pour grandir». Selon Di Rupo, il permet de préserver le dialogue social entre partenaires car un «échec aurait signifié la fin de l’interprofessionnel» via des recours aux tribunaux.

Le Premier ministre a aussi souligné la «touche féminine qui a fait la différence» dans les négociations, avec la présence et le travail de Monica De Coninck, sa cheffe de cabinet et celle du cabinet Di Rupo.

La FGTB  : « Les intérêts des travailleurs sont préservés »

Le compromis dégagé entre syndicats, représentants des employeurs et la ministre de l’Emploi Monica De Coninck (sp.a) sur l’harmonisation des statuts ouvriers-employés préserve les intérêts des travailleurs, a déclaré vendredi Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB.

Au niveau des préavis, il y a une gradation en fonction de l’ancienneté mais sans plafond, a expliqué la secrétaire générale de la FGTB. «On peut désormais se retourner quand on est licencié», ajoute-t-elle. Quant à la suppression du jour de carence, des efforts ont été réalisés en termes de mutualisation des entreprises et des secteurs, souligne la syndicaliste.

Le compromis trouvé au bout de 27 heures de négociations se rapproche de la ligne fixée par la FGTB en ce sens qu’il est pragmatique et préserve les intérêts des travailleurs, a expliqué Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB. Il maintient un niveau de protection suffisant pour ces derniers, sans étrangler les entreprises ni mettre en danger les finances de l’Etat, poursuit-elle.

La CGSLB satisfaite , la CSC moins

Un pas important a été franchi dans la suppression des différences entre les statuts des ouvriers et des employés, a souligné le syndicat libéral CGSLB. «A partir du 1er janvier 2014, les ouvriers et les employés bénéficieront de délais de préavis et d’indemnités de licenciement identiques. Les travailleurs qui se trouvent encore sous le statut ouvrier, passeront avec maintien de leurs droits et de manière phasée, dans le nouveau régime. Les employés conservent leurs délais de préavis liés aux années de travail qu’ils ont déjà prestées», précise le syndicat.

«La ministre a écouté les partenaires sociaux. C’est un compromis donc il y a des choses qui nous intéressent et d’autres pas. Le compromis sera maintenant présenté à notre base», a commenté Claude Rolin, président de la CSC, à l’issue de la réunion qui a duré plus de 25 heures.

La FEB  : « Un compromis à la belge »

Le compromis dégagé est historique pour l’histoire sociale de la Belgique, a déclaré Pierre-Alain De Smedt, président de la fédération des entreprises de Belgique (FEB) et du Groupe des 10.

«L’objectif était de résoudre la question dans un dossier qui datait de 27 ans et l’essentiel était de montrer qu’un accord pouvait être trouvé», a souligné Pierre-Alain De Smedt.

Le président de la FEB, qui a rappelé qu’un accord avait failli être trouvé il y a deux ans, a mis en avant le fait que le compromis avait été dégagé «ensemble». Il a toutefois avoué qu’il était «moyennement optimiste» sur les capacités à aboutir à un accord.

Pour le président du groupe des 10, le compromis a été obtenu «à la belge» et donc qu’il contient des éléments satisfaisants et insatisfaisants. Il a rappelé que toutes les instances doivent encore se prononcer sur le projet. «Il y a encore du travail, mais j’ai confiance en la capacité d’aboutir», a-t-il conclu.

Vos réactions

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4. Breydel dit le 07/07/2013, 12:26

bientôt il n'y aura plus de jobs à exporter...

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3. zaza87 dit le 07/07/2013, 12:16

A l'heure actuelle en belgique Il faut faire des études poussées payées par les impôts des ouvriers....et puis partir à l'étranger ..et toucher des salaires dignes de ce nom.....C'est la revanche des cadres...

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2. dicar dit le 06/07/2013, 10:04

Tartare doit s'étrangler de voir s'améliorer le statut des ouvriers, ces suppôts du socialisme.

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1. rog dit le 06/07/2013, 07:43

L'on oublie que le patronat fera tout désormais pour éviter les trop longs préavis ! A 61 ans, j'avais 44 années d'ancienneté et mon employeur a tout fait pour que dégouté, je parte en donnant ma démission ou ma pension ......

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