GP d’Allemagne: Hamilton a soufflé la pole à Vettel
Sebastian Vettel semblait bien parti pour signer la pole position de « son » GP d’Allemagne, l’un des rares qu’il n’a jamais gagnés. Mais pour 103 millièmes de seconde, Lewis Hamilton lui a soufflé la politesse. Webber et Raikkonen s’élanceront de la deuxième ligne, alors que les Ferrari partiront de plus loin (avec des pneus plus endurants), mais tout de même devant Rosberg, décevant 11e sur la grille.
Un souffle : 103 millièmes de seconde exactement. C’est avec cet avantage que Lewis Hamilton (Mercedes) a signé, sous le soleil, la 29e pole position de sa carrière, samedi au Nürburgring. Depuis le début du week-end, les Flèches d’Argent s’étaient une nouvelle fois montrées à leur avantage lors des essais libres. Mais samedi matin, Sebastian Vettel avait claqué un chrono plus rapide d’une bonne demi-seconde sur tout le reste du peloton.
En qualification, c’est Felipe Massa qui réalisa par deux fois le temps de référence lors des deux premières parties de qualification. Mais au moment-vérité de la Q3, Lewis Hamilton émergea, et fixa le tour le plus rapide du week-end en 1.29.398, 7 dixièmes de seconde plus vite que la pole de 2011 (Webber, en 1.30.079). « Une bonne surprise car jusque-là, j’avais eu énormément de mal à trouver mes marques au volant d’une voitures que les ingénieurs eurent alors la bonne idée de modifier en profondeur juste avant la qualif, expliqua le pilote Mercedes. C’est évidemment génial de signer la pole, même si on sait tous que le jour important, c’est demain… » (NDLR : dimanche, jour de course)
Au vu de la mainmise qu’exerce actuellement la marque à l’étoile sur la F1, on aurait pu imaginer que Nico Rosberg l’accompagne au devant de la grille. Bien au contraire, le pilote allemand rata carrément la Q3 ! « Ça a été un choc, et je ne l’ai même pas vu venir !, s’exclama le récent vainqueur du GP de Grande-Bretagne. L’équipe a en fait sous-estimé combien la piste allait évoluer au gré des passages, et on pensait que mon chrono serait suffisant. Je pensais franchement que je partirais facilement depuis la première ligne. »
Privilège dès lors laissé à Sebastian Vettel, plus rapide d’un dixième que son équipier Webber. « J’ai tout essayé car depuis ce matin, la voiture allait très bien, dit le triple champion du monde en titre. Je rate la pole certes, mais je reste malgré tout confiant pour la course… »
Autant que son équipier Webber, qui partagera la deuxième ligne avec Kimi Raikkonen, 4e au volant d’une Lotus enfin un peu plus fringante, comme en témoigne le 5e temps de Romain Grosjean. Plus étonnant de prime abord, même la Toro Rosso de Daniel Ricciardo s’imposa aux Ferrari de Massa (7e) et Alonso (8e). Mais c’est dans les pneus – bien sûr ! – que l’on trouva l’explication à cette incongruité : les deux pilotes Ferrari avaient choisi de signer leur ultime chrono en pneus medium, ce qui leur fit perdre une grosse seconde au tour par rapport à la Q2, certes, mais qui devrait leur donner un bel avantage dimanche en début de course, quand ils pourront aller beaucoup plus dans leur premier relais que les six voitures qui les précèdent, toutes équipées en pneus tendres… Au fait, les pneus ? Aucun d’entre eux n’a éclaté depuis le début du week-end. De quoi vivre une vraie belle course, dimanche ? Départ à 14 heures…








