Une majorité des partis défend le rôle du Roi lors de la formation du gouvernement

CLDD d’après Belga
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Les opinions divergent sur la modernisation des pouvoirs du Roi mais les partis flamands comme francophones ont tous défendu la préservation des prérogatives royales lors de la formation du gouvernement fédéral sur le plateau de Mise au point.

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Le Roi accueille le formateur Elio Di Rupo au Palais de Laeken. (Archives Belga novembre 2011)
    Le Roi accueille le formateur Elio Di Rupo au Palais de Laeken. (Archives Belga novembre 2011)

Le CD&V, le VLD et le spa – Groen n’était pas présent – ont tous trois soutenu le maintien de ce rôle du Roi de consulter et désigner des chargés de mission, une prérogative informelle que les partis francophones (PS, MR, Ecolo et CDH) tiennent eux aussi à préserver.

Le Palais peut « calmer les choses » en cas de « tempête communautaire »

«  Toute autre solution serait excessivement compliquée  », a jugé Guy Vanhengel (VLD). Il se demande comment, sans «  l’arbitrage  » du Roi, déterminer le parti ou la famille politique qui prend la main au lendemain des élections, dans un paysage politique belge si «  compliqué  ».

«  Nous sommes d’accord de préserver les compétences du Roi lors de la formation du gouvernement  », a renchéri Servais Verherstraeten (CD&V). Il met en évidence la capacité du Palais à «  calmer les choses  » en cas de «  tempête communautaire  » telle qu’il en survient «  tous les dix ans  » en Belgique.

«  Le Roi peut continuer à jouer ce rôle  », a confirmé Pascal Smet (spa), pour qui c’est bien « le seul point important du débat  ».

Le VLD plaide pour que le président de la Chambre sanctionne les lois

Pour le reste, les opinions divergent. Retirer au Roi le droit de grâce, la sanction des textes de loi, l’octroi des charges nobiliaires, revoir les dotations et la Liste civile ; ces pistes ne font pas consensus dans la majorité gouvernementale, où le CDH se montre le plus conservateur à cet égard.

Pour le VLD, le Roi ne devrait plus recevoir la prestation de serment des ministres fédéraux, seule celle du Premier ministre suffirait avant de le laisser former son équipe. La sanction des lois, elle, serait plus indiquée si elle revenait au président de la Chambre, de manière à éviter que deux pouvoirs (exécutif et législatif) se confondent dans la signature royale, selon Guy Vanhengel.

«  Ca ne servirait à rien alors de garder de telles potiches ! Pourquoi payer quelqu’un qui ne ferait plus rien, on s’en passerait bien  », a réagi Francis Delpérée (CDH), pour qui il n’est pas question de toucher aux pouvoirs du Roi.

CD&V et Ecolo veulent supprimer le droit de grâce royal

Le CD&V, lui, ne voit aucun avantage à préserver le droit de grâce royal, alors qu’il existe des tribunaux d’application des peines ainsi que des circulaires et arrêtés. Les chrétiens-démocrates flamands veulent aussi retirer au Roi la sanction des arrêtés et des lois. Dans ce parti, le ministre-président flamand Kris Peeters avait réclamé samedi une meilleure reconnaissance royale des entités fédérées via l’institutionnalisation d’une audience hebdomadaire comme c’est le cas pour le Premier ministre.

«  Et ça ne veut pas dire qu’on veut la scission de la Belgique, au contraire ! », a répondu Servais Verherstraeten au président des FDF Olivier Maingain, qui évoquait des «  objectifs cachés  » chez les partis flamands.

Pour Marcel Cheron (Ecolo), il ne faudrait pas «  fantasmer  » en attribuant à tous les partis flamands les points de vue de la N-VA. Lui-même appelle à une reconnaissance royale de la montée en puissance des entités fédérées. Quant aux pouvoirs du Roi, la sanction des textes de loi «  doit suivre  » automatiquement en matière éthique, mais pas nécessairement en matière de conflit communautaire où les rapports de force peuvent faire craindre qu’une Communauté impose ses vues numériquement. Le Roi est à ce moment-là une «  garantie d’harmonie  », fait-il observer. Il se dit en revanche d’accord pour retirer le droit de grâce royal.

Le MR demande plus de transparence sur les revenus de la monarchie

«  Le pouvoir du Roi, c’est celui des partis politiques !  » fait observer Pascal Smet. Il estime rapidement qu’«  on est presque tous ok  » sur le droit de grâce ou la sanction des lois. Mais Christine Defraigne (MR) ne le suit pas sur ce dernier point. «  Il faut une notion d’indépendance qui reste au-dessus des partis  ». Elle voit davantage la modernisation dans une fiscalisation et une transparence plus poussées des revenus de la monarchie.

«  Beaucoup d’idées, mais comment dégager une majorité des deux tiers pour continuer à faire évoluer la monarchie », résume le président de la Chambre André Flahaut (PS), rappelant les avancées déjà engrangées. Dès lors, ce sera essentiellement «  à la prochaine législature  » de s’y atteler… et pour autant que les articles de la Constitution s’y rapportant aient été ouverts à révision à la fin de cette législature-ci.

La N-VA réclame que le chef de cabinet du Roi soit sous la surveillance du Premier ministre

Entre-temps, la N-VA, qui n’avait envoyé personne sur le plateau télévisé de la RTBF, a réclamé un arrêté royal plaçant le chef de cabinet du Roi sous la surveillance du Premier ministre, à l’instar de ce qui existe aux Pays-Bas. Elle souhaite ainsi un contrôle plus fort du gouvernement sur le Palais. «  Le chef de cabinet prêterait serment dans les mains du Premier ministre  », a suggéré le député Théo Francken. Il souhaite aussi que ce soit le parlement qui initie la procédure de désignation du chef de cabinet, qui serait auditionné par la commission des Affaires intérieures de la Chambre.

Vos réactions

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19. VHB dit le 08/07/2013, 14:47

Tous les partis au pouvoir reconnaissent ici qu'ils doivent leurs posts à l'intervention du roi. Ils sont donc moralement obligés de lui rendre l'équivalent, càd l'aider (ainsi que ses successeurs) à sauvegarder son post.

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18. pbj dit le 08/07/2013, 13:46

14 & 17 : De quel peuple Belge parlez-vous? Mais en dehors de cette boutade, il me semble que la différence essentielle est qu'il n'y a pas de création de Pays mais au contraire enfin l'incarnation d'une Europe qui en a bien besoin. Il s'agit de faire évoluer les mentalités permettant aux citoyens de récupérer leur souveraineté en choisissant enfin la voie qu'ils veulent prendre.

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17. Mon canard dit le 08/07/2013, 08:02

11. pbj "Il s agit surtout d éviter que" l Assemblée des Nations les accusent ouvertement d anéantir le peuple belge auquel cas ils seront appelé à comparaitre devant la Cour pénale internationale , mdr.. Ils ont déjà grande peine à pouvoir se justifier sur ce point ;-))

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16. Breydel dit le 08/07/2013, 07:58

mais....... ils savent qu'ils trompent l'électorat.....

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15. Mon canard dit le 08/07/2013, 06:54

10. Herr Roland"un pouvoir héréditaire">subordonné à la volonté du peuple belge, heureusement pour lui. Ce puisque qu ils ne sont "Roi" qu en vertu d allégeance aux lois du peuple belge. Ce qui signifie que cette abdication n est en fait qu une sorte de régularisation envers la Constitution de 1830 qui le fit et le défit "Roi" ;-) Ce à l instar d Edouard VII d Angleterre qui fut bannis puis exilé en France pour motif d avoir trahis le peuple anglais . Toutes les preuves de cette infamie se trouvent encore dans les archives du FBI ;-)

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