Le 11h02: l’accord ouvriers-employés, «un compromis intelligent»
Les partenaires sociaux sont parvenus à un compromis pour la mise en place d’un statut unique entre employés et ouvriers. Mais il reste du travail pour le faire aboutir. Pascal Lorent a répondu à vos questions.
Vendredi, un compromis sur l’harmonisation entre les statuts d’ouvrier et d’employé a été trouvé entre les partenaires sociaux. L’État s’est mêlé des négociations avec la FEB et les représentants syndicaux. Ils avaient jusqu’au 8 juillet pour trouver un accord. Tout n’est pas réglé mais les grands principes sont établis. Pascal Lorent a répondu aux questions des internautes.
Pourquoi parle-t-on d’un accord historique ?
Cela fait 27 ans que l’on attendait cet accord et il subsistait beaucoup de différences entre les ouvriers et les employés. La Cour Constitutionnelle avait mis l’État en demeure. Elle réclamait la fin des discriminations entre les statuts pour aujourd’hui. Finalement un accord a été trouvé vendredi entre la FEB, les représentants syndicaux et Monica De Coninck, la ministre de l’Emploi.
Qui perd et qui gagne dans cet accord ?
C’est un compromis, alors il faut bien s’attendre à ce que chacun y laisse quelques plumes. Les ouvriers sont gagnants, les employés y perdent sur le court terme. Les entreprises ont obtenu des compensations par rapport à leur perte supposée de compétitivité. Il faut aussi saluer le travail du gouvernement. L’accord a en effet été provoqué mais pas précipité. C’est un compromis intelligent.
Les syndicats ou les patrons risquent-ils de s’y opposer ?
Il y a très peu de chances que cela arrive. Tout d’abord les syndicats auraient beaucoup à perdre dans une mobilisation pendant l’été. Et de toute façon, comme le texte émane du gouvernement, les instances syndicales n’ont pas à l’approuver. Du côté des patrons, le compromis est globalement bien reçu. Certaines insatisfactions demeurent mais il n’y a aucune raison de s’en inquiéter.
Est-ce que l’accord instaure un statut unique ?
Non, et il n’y a peut-être pas intérêt à ce que ce soit le cas. Il existe des spécificités à chaque profession qui ne permettent pas une harmonisation complète. Cependant ces spécificités ne justifient pas les discriminations.
Quand est-ce que l’accord sera mis en application ?
Au plus tard il devrait entrer en application le premier janvier 2014. Il reste beaucoup de points en suspens que des experts doivent se charger de résoudre. Par exemple en ce qui concerne le secteur de la construction où il existe un fort « turnover ». D’ici cette date, on craint un vide juridique. Concrètement, un ouvrier qui serait licencié entre aujourd’hui et la mise en place de l’accord se verrait discriminé. L’affaire peut être portée devant un tribunal pour une compensation.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Je vous prie excuser mon manque d'information (il faisait beau cette fin de semaine) mais, priez, quel est, exactement, cet accord? Tout le monde parle de l'accord, mais je n'ai rien lu sur le contenu de cet accord? Allô?









Dernier pays d'europe ,enfin c'est fait par obligation