Soldes sur les voitures: «Les concessionnaires peuvent même vendre à perte»
Les constructeurs automobiles soldent leurs voitures invendues à cause de la crise en Europe du sud. Les bonnes affaires foisonnent chez nous. Jusqu’à 35 % de remise. Pour Federauto, les ventes se font même parfois à perte. La Febiac nuance : « Les concessionnaires écoulent surtout du stock belge. »
De nombreuses promotions apparaissent un peu partout chez les concessionnaires. C’est le journal L’Echo qui le révèle ce mardi matin. Volkwagen propose des offres Last Minute. Opel renvoie sur son site Opelstock. Renault propose de profiter d’offres exceptionnelles de déstockage.
Le marché s’est effondré de 6,8 % en Europe depuis le mois de janvier. Les invendus se situent surtout en Europe du sud, dans des pays comme l’Italie ou l’Espagne, très touchés par la crise. Du coup, il faut écouler les stocks pour éviter de gonfler les coûts fixes.
Chez Federauto, fédération qui représente les secteurs de l’automobile en Belgique, on confirme : « On ne peut pas le nier, il y a beaucoup de stock chez les concessionnaires, le phénomène est en hausse depuis octobre 2012. » Pour Guy Crab, responsable de groupes concessionnaires, « cela existe depuis des années, il y a souvent un sur-stock de 35 %. Cela a diminué un peu récemment à cause de quelques restructurations. Mais sinon, c’est certain, les stocks bougent moins qu’avant ». Guy Crab détaille le processus : « Les concessionnaires doivent suivre les campagnes mises en place par les importateurs. Et toutes ces promotions ne les arrangent pas forcément, car la rentabilité est parfois nulle, ils peuvent même faire des pertes. »
Du côté de la Febiac, la Fédération belge de l’industrie de l’automobile et du cycle, Joost Kaesemans s’étonne de l’analyse : « Je ne comprends pas très bien comment un petit marché comme la Belgique pourrait absorber les invendus de grands secteurs comme l’Italie ou l’Espagne. C’est possible qu’il y ait des transferts mais cela me surprend. Pour moi, les concessionnaires écoulent surtout du stock belge. » Le responsable explique encore : « C’est loin derrière nous, l’époque où les concessionnaires faisaient deux grandes actions, les conditions salon en janvier et les portes ouvertes en septembre. A présent, il faut faire des promotions tout le temps, vu la concurrence. »
Le marché belge résiste
D’après Guy Crab, le climat économique n’est pas si mauvais que cela en Belgique, en comparaison avec des pays du sud de l’Europe, notamment. « Le marché automobile est un baromètre pour savoir comment se porte un pays, comme le secteur de la construction. Chez nous, il y a moins de ventes qu’avant mais ça va quand même », dit-il. A la Febiac, on nuance : « La Belgique s’en sort relativement bien en termes de volumes. Mais à côté de cela il y a une énorme pression et des questions de marges et de rentabilité. »
En janvier 2013, le salon de l’auto a atteint un nouveau record avec 385.000 visiteurs. En termes d’immatriculations, 2012 avait été une mauvaise année. Selon la Febiac, les chiffres cumulés du premier semestre 2013 représentent une augmentation de 1,7 % du nombre d’immatriculations par rapport à 2012. Le secteur automobile tient bon en Belgique. Et la période est propice aux bonnes affaires pour les acheteurs potentiels en Belgique.
Vos réactions
Voir toutes les réactions 9.CathyS 13:15.Bien sûr! Mais vous savez ou plutôt vous ne savez pas tout, tout comme moi, les entourloupes, les interprétations, la nécessité (liquider les stocks d'invendus, faire du neuf, nous séduire à nouveau et....Qui parle de crise, de prix du pétrole de sa proche rareté de son pic dépassé? Les casse-c...bonbons, ouille!
Mouais.. "..Et toutes ces promotions ne les arrangent pas forcément, car la rentabilité est parfois nulle, ils peuvent même faire des pertes..." encore un qui essaye de nous faire prendre des vessies pour des lanternes,s il veut,on va analyser toutes les factures d un véhicule de son choix,et on verra "la vente à perte",à croire qu eux aussi nous prennent pour des débiles.Je lui parlerai d un chiffre moyen du prix de revient d une bagnole à sa sortie d usine,histoire de voir sa tête changer de couleur..









Il est loin le temps où l'on remplaçait la voiture quand le cendrier était trop plein.... Les constructeurs 'avaient pas besoin de voir si grand. Ils pensaient peut-être que les gens allaient toujours s'endetter pour Sainte-Bagnole.