Plus rien n’est impossible en Belgique
La Belgique vient de vivre une semaine historique. Le terme n’est pas galvaudé. Depuis le 1er juillet, il ne se passe pas un jour sans qu’Elio Di Rupo ne soit porteur d’une nouvelle cruciale pour le Royaume.
Il y eut d’abord l’accord budgétaire : un demi-milliard d’économies structurelles en 2013, deux milliards et demi en 2014. Puis la répartition de l’effort d’assainissement entre l’Etat fédéral et les Régions, une première depuis 2009. Immédiatement suivie par l’annonce de l’abdication du Roi. Dans la foulée, les partenaires sociaux ont scellé un compromis que l’on disait pourtant impossible. Et, comme si ça ne suffisait pas, la sixième réforme de l’Etat est bouclée, jusque dans ses aspects les plus délicats, les flux financiers entre niveaux de pouvoir. Une succession inédite d’événements qui ont installé un climat positif, presque euphorique, dans une Belgique que l’on disait vouée à disparaître, voici moins de deux ans. Certes, notre pays est toujours en déficit, la dette est repassée au-dessus des 100 %, la crise est toujours là. Certes, la N-VA caracole encore et toujours, dans les sondages, à 33 % des intentions de vote. N’empêche, force est de reconnaître que les dix derniers jours sont réjouissants pour le pays. Les partis, du nord et du sud, de gauche et de droite, de majorité et d’opposition, ont prouvé qu’ils peuvent encore conclure des accords, malgré l’imminence des échéances électorales. Patrons et syndicats ont démontré que la concertation sociale n’était pas morte en Belgique.
Voilà qui a fait dire à Elio Di Rupo qu’il était « optimiste pour le pays, que la Belgique est stabilisée ». Un excès d’enthousiasme ? Peut-être... mais pas nécessairement. Elio Di Rupo n’est pas, tant s’en faut, le seul artisan de cette séquence de folie au plat pays. Mais, soyons de bon compte, une part du mérite lui en revient. Sa méthode, parfois décriée (trop lent, trop attentiste, trop socialiste), a permis de sortir le pays de 541 jours de crise et de réformer comme jamais l’Etat fédéral, tout en assainissant, comme jamais aussi, les finances publiques. Le Premier ministre a par ailleurs géré, jusqu’ici sans faute, l’abdication royale...
Vos réactions
Voir toutes les réactions 17. Gerrekens Jean"Il faut avoir l'esprit critique," >Il s agit tout bonnement d un lavage de cerveau destiné à effacer "la mémoire collective" qui dit que la culture celte (dont la capitale fut érigée à Bruxelles) fut dominante et qu elle na jamais cessé d être attaquée par l alliance des culture Germano-gauloise instituée à Strasbourg (Les serments de Strasbourg - Sacramenta Argentariae - alliance entre Charles le Chauve et Louis le Germanique,datant du 14 février 842 contre Lothaire Ier, l'aîné des trois frères, qui a revendiqué sont héritage de "Empereur du Saint Empire germanique (culturellement Celte)" selon droit romain ;-) Ces gens on la rancune tenace et on en a pas encore finit d en découdre, ni de payer "les droits de succession",lol...
"plus rien n est possible" sans l accord du peuple belge, en effet. Puisque seule son approbation pourra permettre la création d un Etat flamand et Wallon au yeux des nations unies. FINIS LA POLITIQUE DU FAIT ACCOMPLIS !
"plus rien n est possible" sans l accord du peuple belge, en effet. Puisque seule son approbation pourra permettre la création d un Etat flamand et Wallon au yeux des nations unies. FINIS LA POLITIQUE DU FAIT ACCOMPLIS !
S'il est vrai que l'article fait un peu trop "cocorico", il faut aussi parfois souligner le travail qui est fait. La Belgique, malgré ses structures opaques et pas toujours efficaces, s'en sort nettement mieux que plusieurs de nos voisins. P.ex. les Pays-Bas ont beau être un pays culturellement et linguistiquement homogène (les frisons me pardonneront cette généralisation), la fragmentation du paysage politique y est encore plus grande et le populisme très présent. Donc, could be better, but could be much worse as well. Pourquoi sommes nous toujours si négatifs par rapport à ce qui se passe chez nous? Il faut avoir l'esprit critique, mais le négativisme du citoyen belge dépasse les bornes. Comme s'il n'y avait rien de bon chez nous.



Oui... comme par ex, en belgique francophone l'enchevêtrement politique et media, comme très peu rencontré dans les autres démocraties modernes. On ne voit heureusement pas dans ces dernières, cette encensement, direct ou indirect et quasi-permanent des autorités politiques, institutionnelles (royauté) dans les media. Ou, dans le même esprit, cet étalement de chauvinisme ringard (rtbf, rtl...) si un belge réussit à vendre du chocolat, des gaufres ou des frites à Saint Petersbourg (les exemples sont quasi quotidiens sur ces chaînes). C'est ce qui définit le paysage audio-visuel francophone belge et qui a frappé rapidement quelques étrangers que je connais et qui se posent certaines questions...