De Wever: une septième réforme de l’État «n’est plus nécessaire»
Bart De Wever a redit tout le mal qu’il pensait de la 6e réforme de l’État qui vient d’être bouclée. Pour le leader de la N-VA, la prochaine étape est de « déterminer ce que nous faisons encore ensemble ».
Bart de Wever a commenté sur les ondes de la VRT-radio la 6e réforme de l’État que viennent de boucler les six membres de la coalition gouvernementale et les verts francophones et néerlandophones. Une septième réforme de l’État « n’est plus nécessaire », a déclaré le chef de file de la N-VA. « Après les élections (générales de mai 2014), nous voulons prendre nos responsabilités à tous les niveaux. Mais pas pour conclure une nouvelle réforme de l’État », a-t-il dit.
M. De Wever a ajouté qu’il en « avait marre » des longues négociations sur les réformes constitutionnelles. « Et finalement, on en sort ’tondu’ parce que les francophones en ressortent à l’aise. Ils ne sont demandeurs de rien et finissent à la longue avec un accord qui vous met à genoux. Cela n’est plus nécessaire pour moi », a poursuivi le président des nationalistes flamands.
Il a suggéré de plutôt négocier sur l’article 35 de la Constitution « afin de déterminer ce que nous faisons encore ensemble » entre francophones et néerlandophones. « Construisons quelque chose qui peut-être fonctionne au lieu de gaspiller sans fin du temps, de l’énergie et de l’argent pour réformer le bric-à-brac de l’État. En ce qui nous concerne, nous ne le ferons plus », a insisté le président de la N-VA.
Il a rappelé ses critiques envers la 6e réforme de l’État, négociée sans son parti. « C’est de facto une grosse opération d’assainissement renvoyée à la Flandre. Le gouvernement fédéral ne réussit pas à réaliser des économies (…). Les dépenses publiques ne font qu’augmenter parce qu’il faut boucher le trou avec des hausses massives d’impôts. »
« Ce que la Flandre devra faire au cours des prochaines années avec les nouvelles compétences (qui lui ont été octroyées), c’est surtout économiser et assainir. Nous héritons des soins aux personnes âgées, une compétence qui va seulement nous coûter car il y a beaucoup de seniors en Flandre, mais ils nous donnent moins d’argent. »
« Un bric-à-brac de compétences »
Mardi la N-VA avait déjà dénoncé les effets qu’aura la 6e réforme de l’État sur les Flamands, particulièrement sur le plan financier. Selon des études invoquées par la N-VA le parti nationaliste flamand, la révision de la loi spéciale de financement coûterait à la Flandre plus de deux milliards d’euros d’ici 2030.
« Il apparaît aujourd’hui que les entités fédérées ne recevront que 90 % des moyens qui correspondent aux compétences transférées. Conclusion : à la veille du 11 juillet, les Flamands reçoivent la facture d’un cadeau de plus d’1,5 milliard d’euros, qui leur coûtera au minimum 3 milliards d’euros. Comme si les transferts de la Flandre vers la Wallonie n’étaient pas encore assez importants », a souligné la N-VA.
En échange, la Flandre ne recevra, d’après la N-VA, qu’un « bric-à-brac » de compétences qui rendra les choses encore plus compliquées. « Évidemment, c’est positif que les entités fédérées deviennent responsables des allocations familiales. Mais ce n’est sûrement pas, comme le disait déjà Jean-Luc Dehaene, la révolution copernicienne que les partis flamands souhaitaient », avait ajouté le parti.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Il a quand même raison quand il parle du bric-à-brac de l'Etat, qui demande, de par cette "organisation même" pas mal de gaspillage de temps, d'énergie, et d'argent...... mais je pense qu'on n'en finit pas de compliquer les choses .
qu'il aille se "faire voir ailleurs" Il a ce qu'il a cherché!Tout ça pour ça .....franchement quel bazar!
Flor et la question des langues, le choix rationnel... Pour un francophone, vaut-il mieux apprendre le flamand ou l'anglais comme deuxième langue? Avec le flamand, tu ne vas pas très loin. Pour les francophones de Belgique, le néerlandais ne peut être que la troisième langue, du nice to have... Et puis pour pratiquer le flamand à Bruxelles, il faut trouver un Flamand avec qui dialoguer, dur dur en dehors des heures de bureau. Pour le reste, avec leur droit du sol, faut pas trop creuser parce qu'ils auront les Chinois sur le dos.









Normal... il n'est pas capable intellectuellement de négocier....