«Eurobubble», la web-série décalée de l’Europe (vidéos)
Un projet tournant en dérision la bulle et le quotidien des eurocrates, est réalisé par de jeunes expatriés français. Tous les épisodes, d’une durée de quatre minutes, et des bonus sont disponibles gratuitement sur Youtube.
E urobubble. Une série de vidéos, dont le dernier épisode vient de sortir, qui fait un carton sur Youtube. Euroquoi ? Surpayé, formaté, déconnecté des réalités ou encore carriériste, voici les mots qu’ont bien des Européens à propos des eurocrates. Ces derniers évoluent dans une véritable bulle – « bubble » en anglais – qui s’étend de la place du Luxembourg jusqu’à la station de métro Trône. Yacine Kouhen, un des initiateurs de la série, entend parler de leur quotidien : « Le projet était de revenir sur autre chose que la politique quand on parle de l’Europe. On parle toujours de Bruxelles quand on parle de l’Europe, on ne parle jamais des expatriés qui y vivent : les eurobubblers qui ont aussi des histoires à raconter. » Avant tout, Eurobubble était un blog sur lequel les eurocrates partageaient leurs impressions sur tout cet univers européen au cœur de Bruxelles. Yacine Kouhen et Charlélie Jourdan, de Old Continent, une jeune agence de com, ont alors eu l’idée de lancer une série sur Youtube. Le ton ironique et le format avoisinant les quatre minutes en font un délice visuel, dynamique et drôle : « À la base, la réalisation s’est inspirée de la série Bref. Mais on s’est très vite détaché de son influence en y ajoutant de nombreuses touches personnelles », souligne Arnaud Jourdan, responsable postproduction et animation graphique. La réalisation de la série a été financée grâce à une série de petits dons. Signe d’un réel engouement parmi les eurobubblers qui n’ont pas hésité à se porter volontaires pour devenir acteurs de la série. Cependant, une deuxième saison n’est pas à l’ordre du jour comme l’explique Sara Bernard, Project Manager : « Nous allons présenter la série dans plusieurs festivals. On pourra recueillir ainsi des avis différents car la série a jusqu’à présent été visionnée surtout par les eurobubblers. »
Et Bruxelles, dans tout ça ? «
À la base, nous, eurocrates, nous nous fichons de Bruxelles. On vient d’abord pour les institutions européennes. Ensuite, on se rend compte que les gens sont bien plus ouverts que dans d’autres capitales européennes. Sans oublier, la multitude d’activités culturelles et de cafés à découvrir. Puis nous sommes dans la communication et à Bruxelles, ça bouge à ce niveau
», conclut la bande d’expatriés français.
Vos réactions
Voir toutes les réactions La deuxième séquence est passablement fausse sur la fin... les Key Performance Indicators (KPI, au cas où...) avantagent fortement les femmes (égalités des chances) et les ressortissants des pays de l'est (equilibre)... Il ne fait pas bon d'être UN aspirant eurocrate belge, ajd à la CE.




Quelques fonctionnaires européens tournent une web-série dans les after-hours et le résultat est meilleur que ce que la RTBF pourra jamais produire.