France: des militants de Greenpeace investissent la centrale du Tricastin
Douze militants de Greenpeace ont été interpellés, sur une vingtaine qui ont pénétré lundi matin dans la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme).
«Il n’y a pas eu de pénétration dans les enceintes de sécurité», a précisé la porte-parole, sans pouvoir préciser le nombre exact de militants demeurant dans la centrale.
Ces militants de Greenpeace «n’ont pas pu accéder aux zones sensibles de la centrale, notamment les salles de commande», a confirmé le ministère de l’Intérieur.
«C’est une action médiatique qui ne représente pas de danger pour la sécurité des installations», a insisté le porte-parole de la place Beauvau, Pierre-Henry Brandet.
Ils «vont faire l’objet d’interpellations, mais dans des conditions optimales de sécurité tant pour les militants que pour les gendarmes, ce qui peut prendre un certain temps», a ajouté le porte-parole.
Selon l’Intérieur, les militants, «répartis en trois groupes», «ont été immédiatement détectés».
Une cinquantaine de gendarmes étaient sur place dont 22 du groupe spécialisé dans la protection des installations nucléaires, le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG), chargé de lutter contre les intrusions et les actes de malveillance.
Selon Isabelle Philippe, chargée de communication de Greenpeace, les militants sont entrés sur le site vers 05H00 et ont déployé une banderole au niveau des réacteurs 1 et 3 où l’on pouvait lire: «Tricastin: accident nucléaire», et «François Hollande: président de la catastrophe?».








