Les derniers hommes de fer: le webdocu
Quelle est la place du travail dans notre vie ? Un webdocumentaire mis en ligne sur notre site raconte trois histoires dans trois usines en pleine restructuration. Trois portraits d’ouvriers dont l’emploi est menacé, et pose une question importante : quel avenir pour l’industrie en Belgique ?
Quelle est la place du travail dans votre vie ? Ce web documentaire ne répondra pas à cette question. A travers plusieurs médias, il vous racontera trois histoires dans trois usines en pleine restructuration. Trois portraits d’ouvriers dont l’emploi est menacé, et posera une question importante : quel avenir pour l’industrie en Belgique ?
Un matin, on va chercher le courrier. Dans la boîte aux lettres, un recommandé. Pour la majorité des gens, un acte banal sans importance. Pour les salariés de Caterpillar ou d’Arcelor Mittal, on l’ouvre avec le cœur qui bat et les mains moites. Le C4, le certificat de chômage, on le redoute, on l’attend. Il signifiera la fin de plusieurs mois de lutte pour garder son usine ouverte, l’usine où l’on a travaillé toute sa vie, l’usine où l’on a une partie de sa vie.
En commençant cette enquête pour mettre des visages sur les chiffres publiés chaque jour dans les médias, ceux annonçant les milliers de licenciements prévus aux quatre coins du pays, nous pensions trouver de la colère et du désespoir. Mais nous avons découvert autre chose que cette triste réalité. Nous avions imaginé la désolation dans ce combat contre l’invisible, cette entité floue constituée par les actionnaires. Ceux qu’on voit vraisemblablement comme des vautours féroces, qui ont déjà tant et qui veulent toujours plus. Pendant qu’on est là, rassemblés autour du piquet de grève. Qu’on se les gèle dans la boue du monde réel, juste pour pouvoir continuer sa vie d’ouvrier avec ses difficultés, ses injustices. Alors qu’on a déjà tant sacrifié à l’usine. On voulait juste faire quelques projets : une maison, des vacances, des études pour les enfants. Nous avions imaginé l’incompréhension et l’impuissance.
Et nous avons été surpris par la hargne que tous mettaient dans le combat, même quand il était déjà perdu. Par la fierté qu’ils gardent tous au fond d’eux, par la force avec laquelle ils veulent conserver leur entreprise. Et par l’amour porté à leur profession et à leur usine, même quand elles ne leur rendent pas.
Les chiffres lus chaque jour dans les pages des journaux peuvent nous perdre. Un chiffre, ça s’oublie, ça se compare, ça s’additionne. Mais pas les histoires de Musa, de Jean-Marie, d’André et de Gabi. Ces quatre ouvriers de Caterpillar, d’Arcelor Mittal et de Ford ne sont pas les dommages collatéraux d’une crise économique ou d’une désindustrialisation. A travers leurs trois récits, ils évoquent la réalité d’un plan de licenciement, la lutte, et l’avenir.
Vos réactions
Voir toutes les réactions @Peace. Et tous agriculteurs sur un territoire densément peuplé soumis à un climat qui ne permet qu'une courte saison de récolte, quand tout va bien : l'émigration sera(it) galopante.
Je pense qu'à long terme, il est nuisible de ne voir les entreprises que comme des organisations qui n'ont que seul but que celui d'exploiter les hommes. Les entreprises offrent un salaire et des perspectives d'avenir en échange de temps de travail. Pleins de gens pauvres rêvent d'avoir un travail mais n'en ont aucun. Si on continue de pointer le doigt accusateur sans jamais reconnaître les bienfaits du travail... elles partiront là où on veut bien d'elles et nous on redeviendra tous agriculteurs.
La réalité est encore bien différente, on est en pleine révolution robotique et voici le schéma de mise en oeuvre. 1 délocalisation massive de la production vers les pays émergeant 2 robotisation de la production non délocalisable. C est stupéfiant, je travail dans un service de production agroalimentaire, avec la robotisation et la télégestion on a quasi doublé la production avec moitié moins de personnel en 10 ans. ce que j assiste dans mon entreprise est extrapolable dans l industrie métallurgique, automobile,... Qu on le veuille ou pas la révolution technologique aura lieu, des millions de postes de travaille vont devenir inutile car remplacé par des automates puis par des robots. La réalité est qu il va falloir complétement repenser le fonctionnement de la société pour tous sans quoi on pourrai assisté a des révolte social de plus en plus fréquente et dur avec un retour probable du communisme











Un ami me disait que d un point de vue strictement militaire, l alimentation qui dépend de l ouest (Amérique), l énergie qui dépend du sud (Afrique) et l industrie qui dépend de l est (Asie), ce n est pas bon du tout