Pour qui, pourquoi, où et comment?
En 2013, 35 % du territoire belge est couvert par la 4G et une dizaine de smartphones et tablettes sont compatibles. « Pour quoi faire ? »
La 4G, pour faire simple, c’est cette technologie qui permet de surfer beaucoup plus vite depuis son smartphone ou sa tablette et qui offre un confort d’utilisation similaire à celui que l’on peut avoir chez soi, sur sa connexion large bande ou son wi-fi. Regarder la télé ou faire de la vidéophonie en haute définition, jouer en ligne, accéder et travailler sur des documents stockés dans le « cloud » (à distance)… toutes ces fonctionnalités très gourmandes en bande passante ne posent plus de problème sur un réseau 4G.
Or, pour l’immense majorité de la population, la 4G devrait rester un gadget. En avril dernier, Dominique Leroy, vice-présidente au département des consommateurs chez Belgacom, avait même confié au Soir : « Il serait trop simpliste de penser que la 4G va progressivement remplacer la 2G, la norme GSM développée depuis 1992. La 2G est encore la base de notre trafic vocal. » Dans un premier temps, donc, elle ne devrait séduire qu’un petit nombre d’utilisateurs, très gros consommateurs de données. Pour l’heure, seule Belgacom offre cette technologie à certains de ses clients.
Ses avantages ? Ils sont doubles. La rapidité tout d’abord. Alors qu’en moyenne, la technologie 3G offre des vitesses de l’ordre de 3,5 Mbps, on passe avec la 4G à des vitesses comprises entre 10 et 20 Mbps en intérieur et de 20 à 30 Mbps en extérieur. La vitesse de pointe peut même atteindre 50 à 60 Mbps.
La réactivité ensuite. Le temps de réponse du réseau est bien plus court. En 4G, ce temps est de moins de 20 millisecondes, ce qui est trois à quatre fois plus rapide que le 3G.
Pour combien ? Au moment d’écrire ces lignes, seule la formule d’abonnement Proximus Smart + à 65 euros/mois inclut la 4G et une limite de 5 GB de données. Dans l’offre prépayée, seule l’offre Generation Connect, à partir de 20 euros, offre l’accès à la 4G et 2 GB de données par recharge.
Pour les tablettes (sans possibilité de téléphoner), les offres Mobile Internet sont accessibles pour 14,99 ou 29,99 selon que l’on souhaite 2 ou 4 GB de données.
Ceux qui ont des offres tarifaires contenant moins de 2 GB de données devront, s’ils veulent accéder à la 4G, souscrire à la 4G Option. Il leur en coûtera 10 euros par mois pour un GB de données supplémentaires.
Quel réseau ? Belgacom n’a cessé de multiplier ses efforts pour développer sa couverture 4G en Belgique. Aujourd’hui, toute la Côte et la plupart des grandes villes du pays (à l’exception de Bruxelles, donc) bénéficient de cette technologie. Et Belgacom de préciser qu’en tout, ce sont 130 villes et communes couvertes, soit 35 % de la population.
Quels appareils ?
Pour l’heure, une dizaine de terminaux sont compatibles et disponibles via l’opérateur historique. Il y en a à peu près pour tous les goûts puisqu’on trouve des smartphones Android, Black Berry et Windows Phone, ces derniers demeurant les plus accessibles, à partir de 350 euros.
Quid des appareils Apple ? À ce jour, seul l’iPad 4 (dernière génération) peut se connecter au réseau 4G. L’iPhone 5 et de l’iPad mini sont techniquement compatibles avec le réseau 4G belge mais… Apple n’a toujours pas activé la fonctionnalité permettant à ses appareils de s’y connecter. Pourquoi ? « Apple ne nous donne pas de réponse », regrette Dominique Leroy. Le fait que Belgacom ne vende pas l’iPhone 5 (mais bien l’iPad mini…) et qu’Apple soit un partenaire de longue date de Mobistar n’est sans doute pas étranger à cette situation. Apple pourrait attendre le lancement de la 4G de Mobistar pour autoriser les iPhone à utiliser celui de Proximus.
Enfin, Belgacom a révélé un autre indice sur l’adoption auprès du consommateur : 100.000 appareils compatibles seraient déjà actifs sur le réseau.
Et pour ceux qui ne disposeraient d’aucun de ces appareils, Belgacom propose une solution alternative : un modem 4G qui partage sa connexion en wi-fi avec le smartphone. Il peut connecter cinq appareils à la fois. Son coût ? 200 euros. L’opérateur commercialise aussi un stick USB qui permet de relier son ordinateur portable au 4G pour 149 euros.
Et les autres opérateurs ? Pour le moment, c’est l’opérateur historique qui essuie les plâtres avant d’être, on l’imagine, rapidement rejoint par ses concurrents. Une certitude, tous détiennent une licence 4G. On devrait les voir arriver sur ce marché courant 2014.
JEAN-FRANÇOIS MUNSTER
OLIVIER CROUGHS



