Philippe Gilbert: «J’ai manqué une belle occasion»
Philippe Gilbert avait pointé cette journée sur son carnet de route. Et il était bien, tout comme De Gendt, dans l’échappée du jour. Mais c’est le Portugais Rui Costa qui a remporté l’étape. Gilbert termine huitième, le peloton est à plus de 11’.
Le Portugais Rui Costa (Movistar) a remporté la 16e étape du Tour de France, mardi, à Gap. Costa a précédé d’une quarantaine de secondes ses premiers poursuivants, un quatuor réglé par le Français Christophe Riblon devant un autre Français, Arnold Jeannesson.
Agé de 26 ans, Costa a enlevé son deuxième succès d’étape dans le Tour, deux ans après s’être imposé à Superbesse. Le mois dernier, il a remporté pour la deuxième fois le Tour de Suisse.
Entre Vaison-la-Romaine et Gap (168 km), la course est partie très vite (42,4 km) malgré un parcours accidenté. Une échappée de 26 coureurs a fini par se former (Hansen, Gilbert, Quinziato, Didier, Klöden, Gallopin, Gautier, Voeckler, Kadri, Riblon, Roche, Trofimov, Astarloza, Costa, Coppel, Navarro, Mori, Velits, Navardauskas, Albasini, Meyer, T. Dumoulin, De Gendt, Hoogerland, Marino, rejoints ensuite par Jeannesson).
Contador offensif
Dix-huit équipes étant représentées à l’avant, le peloton a laissé aller sans mener de poursuite acharnée (9 min 25 sec aux 50 km). A l’avant, Blel Kadri et Jean-Marc Marino ont pris les devants à 35 kilomètres de l’arrivée mais ont été repris sur les premiers pourcentages du col de Manse.
Dans cette montée, les tentatives de l’Australien Adam Hansen et Jérôme Coppel ont été étouffées avant que Rui Costa se dégage irrésistiblement à 18 kilomètres de l’arrivée. Au sommet, situé à 11,5 kilomètres de la ligne, le Portugais a basculé avec un avantage d’une cinquantaine de secondes sur un quatuor de poursuivants (Klöden, Riblon, Coppel, Jeannesson).
Derrière l’échappée, l’Espagnol Alberto Contador a attaqué à plusieurs reprises dans le col de Manse, sans parvenir à distancer durablement le porteur du maillot jaune, le Britannique Chris Froome. Dans la descente, Contador a glissé et a entraîné Froome qui a dû mettre pied à terre.
De Gendt : « Rui Costa était le plus fort du groupe »
Thomas De Gendt (Vacansoleil-DCM) ne s’est pas épargné à la veille du deuxième contre-la-montre individuel du Tour de France. Il s’est glissé dans la bonne échappée de la 16e étape dont il a pris la 15e place à 1 : 09 du vainqueur Rui Alberto Costa (Movistar).
« Je suis le premier à avoir attaqué une fois le départ donné », a déclaré De Gendt. « A partir de là, je n’ai cessé de voir des coureurs me rejoindre pendant 30 kilomètres. Certains ont lâché, d’autres sont arrivés. Nous nous sommes retrouvés à 26 pour jouer la victoire d’étape. A vrai dire, j’avais déjà dépensé beaucoup d’énergie pour rester à l’avant dans cette étape ».
« Je voulais remporter le sprint intermédiaire à Veynes, à 50 kilomètres de l’arrivée. C’est de l’argent facilement gagné. Cette belle somme se partage entre tous les membres de l’équipe, pas que les coureurs. Grâce à la deuxième place de Johnny Hoogerland, nous avons récolté 2500 euros. Et ce n’est pas ce qui coûte de l’énergie. Rui Costa était le plus fort du groupe, il n’a pas remporté le Tour de Suisse par hasard. Quand il a attaqué, personne n’a été en mesure de réagir. »
« Le contre-la-montre de demain ? J’espère avoir de meilleures jambes qu’aujourd’hui car je ne me sentais pas au top. Mais j’ai tout de même pu me mêler à la lutte pour la victoire d’étape. »
Gilbert : « J’ai manqué une belle opportunité »
Philippe Gilbert (BMC) a pris mardi la 8e place de la 16e étape du Tour de France, à 1 : 04 du vainqueur, le Portugais Rui Costa (Movistar).
« C’était une belle opportunité pour moi de remporter une étape, mais je l’ai malheureusement manquée », a déclaré Gilbert. « Rien d’étonnant quand on voit Rui Costa. C’est un pur grimpeur et si il n’était pas passé au travers lors de l’étape des bordures avec Valverde, il aurait joué une place dans le Top 10 du classement général final. »
Le champion du monde s’est agacé quand est venue une question sur le changement de tactique chez BMC, à savoir une course d’offensive et plus exclusivement au service de Van Garderen et Evans. « J’en ai assez des questions sur Evans et Van Garderen », a déclaré le champion du monde. « Notre tactique a changé, oui. La course est comme ça désormais. C’était agréable de passer une journée à l’avant et c’est le principal. »











