La création d’entreprises en croissance en Wallonie comme à Bruxelles
Au premier semestre, La Belgique crée moins d’entreprises qu’en 2012. Une tendance grevée par le faible score flamand. Wallonie et Bruxelles ont retrouvé la croissance.
Le nombre de créations d’entreprises a diminué entre ce premier semestre et la même période l’année passée. De 37.208 à 35.813, soit une baisse de 3,4 %. Toutefois, à y regarder de plus près, les régions ne connaissent pas toutes la même tendance, bien au contraire. Ainsi, le nombre de starters a même augmenté en Wallonie (+2,3 %) et à Bruxelles (+1,8 %). La moyenne nationale négative pour ce premier trimestre s’explique donc par la baisse enregistrée en Flandre (-10,3 %), qui ne fait que prolonger la tendance observée jusqu’ici sur les trois régions depuis début 2012.
Précisément, la Wallonie a vu les créations d’entreprises passer de 10.763 au premier semestre 2012 à 11.015 au terme de juin 2013. Le scénario est comparable en région bruxelloise où, sur la même période, les créations d’entreprises sont passées de 5.251 à 5.346.
C’est du moins ce qui ressort d’une analyse du Syndicat neutre des indépendants (SNI) basée sur les chiffres du bureau d’informations commerciales B-Information (Euro DB). « Cette différence est frappante », estime Christine Mattheeuws, présidente du SNI. « À Bruxelles et en Wallonie, l’esprit entrepreneurial semble s’accroître depuis le deuxième trimestre de cette année, tandis que la situation en Flandre continue d’être très mauvaise. Nous espérons que la Flandre suivra la voie de la Wallonie et de Bruxelles quant aux créations d’entreprises », a-t-elle commenté.
Pour l’heure, la Wallonie n’a fait « que » rattraper la Flandre en termes de taux entrepreneurial. Ainsi, dans les deux régions, le score est strictement identique avec 3,1 entreprises créées pour 1.000 habitants. Ce qui, en soi, est une information peu banale. À Bruxelles, ce score s’élève à 4,6.
« Bien que l’augmentation de créations d’entreprises soit limitée en Wallonie et à Bruxelles, il s’agit là d’une inversion de tendance », observe Christine Mattheeuws. « Cette évolution peut s’expliquer par plusieurs facteurs difficiles à regrouper précisément », admet Sven Nouten, porte-parole. Cependant, à propos de la Wallonie, ce dernier cite le plan du ministre wallon Antoine sur la stimulation des indépendants en activité complémentaire. « C’est une politique favorable à la transition vers le statut d’indépendant à titre principal ».
Quant à la baisse en Flandre, il serait encore trop tôt pour désigner d’éventuels responsables. « Est-ce uniquement dû à la crise ou au climat politique ? Impossible à dire aujourd’hui. Toujours est-il que le gouvernement flamand prépare quelque chose pour cet automne. Kris Peeters s’est d’ailleurs dit conscient du problème des starters », a confié Sven Nouten.
Ces six derniers mois, la plupart des starters ont opté pour le secteur du commerce de gros ou de détail (13,1 %), suivi par les services (9,5 %), la construction (9,4 %), les professions libérales (9,4 %) et le secteur de l’information et de la communication (7,5 %).
Des secteurs qui, en dehors des professions libérales (considérées comme plus résistantes à la crise), sont très sensibles aux faillites. « Les starters devraient en tout état de cause, ne pas perdre de vue que, dans ces secteurs, il faut vraiment se battre pour survivre ».
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La Flandre deviendrait-elle un sac de pierre sur le dos de la Wallonie et qui l'empêche d'avancer ? :-)









La Wallonie est encore très loin de rattraper le niveau de vie de la Flandre. La création d-entreprise peut signifier juste la création d-un snack, ou d-un club. Il suffit de se rendre à Mons, Charleroi, Liège ou Verviers pour s-en convaincre.