Les entités fédérées font pitié
Pas question d’en rajouter pour le plaisir, mais la conduite par les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles du conclave budgétaire a viré au Grand Guignol. Et pourtant on pensait avoir tout vu et entendu autour de l’Elysette en matière de cacophonie politique par la grâce d’un Olivier soumis à tous les vents...
Un seul exemple pour fixer les idées (et pour sourire un peu). Mardi matin, l’annonce d’un accord sur l’ajustement budgétaire pour 2013 justifiait une longue nuit de négociations. Toute la journée, nous avons tenté de savoir quel montant était en jeu. En vain.
Trois sources généralement bien informées nous ont donné trois réponses différentes. Un : 120 millions (100 pour la Wallonie et 20 pour la Fédération). Deux : 135 millions (100 et 35). Trois : 136 millions (111 et 25). Et pour couronner le tout, le communiqué final tombé à 20 heures faisait état de 140 millions.
Tout fut à l’avenant durant ces jours passés à recouper des bribes de mesureset à croiser des informations approximatives sur les politiques visées par ces économies.
Les journalistes ne sont pas là pour se plaindre.
Cinq jours sans information sérieuse agrémentés de petites phrases assassines et même de coups bas. De tels atermoiements sont d’un effet déplorable pour l’image d’une région et d’une fédération qui tentent par tous les moyens d’améliorer leur image aux yeux de l’opinion. Ils minent la crédibilité de dirigeants qui se réfugient derrière des formules toutes faites du style « Tout est dans tout ».
A l’heure du grand chambardement institutionnel, tout cela augure mal de l’avenir de deux entités qui dès 2014, doivent recevoir un paquet colossal de nouvelles compétences et des budgets complémentaires. Dans un dialogue d’adulte à adulte avec le fédéral, mais aussi avec les autres Régions et Communautés, la Wallonie et la Fédération donnent le sentiment de ne pas être prêtes à passer le cap fixé par la sixième réforme de l’Etat.
On exagère ? On dramatise ? Pour tout dire, on voudrait bien. On y a cru jusqu’au bout. A tort : les ministres ont réussi à louper leur sortie mardi soir. Demotte et Nollet seuls face aux caméras, Marcourt et surtout Antoine qui pestent. Vivement les vacances !
Vos réactions
Voir toutes les réactions [J'entends des roquets...] Médisez, médisez du PS, il en restera toujours quelque chose... et moi, ça m'arrange. Mais il y a une chose que je ne supporte pas, ce sont les bisounours qui aboient sur des causes fantaisistes de peur de devoir affronter la vérité. Une caractéristique de la droite! Répéter que la crise est due au PS est une sottise abyssale, car chacun sait que la crise est due à la banqueroute mondiale des banques en 2008, après qu'elles ont spéculé d'une manière outrancière et criminelle. Il faut savoir que, pendant que l'Europe coule, G. Sachs a doublé ses profits (16/07/2013 sur CNN). Avec Mario Dragghi à la tête de la BCE, ça n'est pas surprenant... sauf pour les bisounours de droite qui croient encore en la terre plate, et en la fable selon laquelle Elio Di Rupo en personne aurait ruiné Wall Street en 2008, à l'insu du plein gré de G. Sachs.
Les Wallons commencent à voir le mur du socialisme, dans lequel il foncent à tombeau ouvert... Le socialisme, quand c'est financé par "les autres", c'est attendrissant... Sans argent des autres, c'est la banqueroute générale: sociale, économique, morale... Bon courage Wal-lons, ça ne fait que commencer!!!! Groeten uit Keerbergen
Un pays en voie d'évaporation. En voici encore une preuve. Bart avait raison...
Avec la crise économique et un fossé germains/latins qui se creuse, la conjoncture est très mal indiquée pour effectuer des opérations de chirurgie institutionnelle. Des opportunistes profitent des tensions et des faiblesses pour grignoter du territoire, des compétences, des postes, etc. Des égoïsmes peuvent l'emporter, mais pas l'ensemble. Le résultat reflète cette conjoncture.



C'est la Flandre qui rigole et Bart il est plié en deux de rire ou alors ils étaient déjà en vacances