Mercedes dans la tourmente: de nouveaux modèles pourraient être interdits
La Commission européenne a blâmé mardi la mise en vente de nouveaux modèles de Mercedes non conformes à la législation européenne et jugé légitime la décision de la France d’interdire provisoirement leur commercialisation.
Le commissaire à l’industrie, Antonio Tajani, a rappelé l’obligation faite à tous les constructeurs d’équiper à compter du 1er janvier 2013 tous les systèmes de climatisation de leurs nouvelles gammes pour pouvoir utiliser un nouveau gaz réfrigérant moins polluant. Or un constructeur, l’Allemand Daimler (Mercedes) ne s’est pas conformé à cette obligation et commercialise des nouveaux modèles de voitures qui ne permettent pas d’utiliser le nouveau gaz réfrigérant.
Début juillet, la France a informé la Commission européenne de son intention d’interdire l’immatriculation des nouveaux modèles de classe A, classe B et CLA fabriqués par Mercedes, jugés non conformes à la nouvelle législation européenne, a rappelé M. Tajani. Cette décision est contestée par le groupe Daimler.
M. Tajani a annoncé avoir lancé une procédure de pré-contentieux contre l’Allemagne à la mi-juin et demandé aux autorités de justifier la décision d’homologuer les nouveaux modèles de Mercedes alors qu’ils n’étaient pas en conformité. Si cette décision n’est pas justifiée, la Commission lancera une procédure d’infraction. Une réunion des représentants des 28 Etats a été convoquée mercredi à Bruxelles pour discuter de ce contentieux. Daimler risque en effet une interdiction dans toute l’UE pour ses nouvelles classes A classe B et CLA.
Vos réactions
Voir toutes les réactions C'est scandaleux. J'avais promis d'acheter un nouveau cabriolet Mercedes à mon fiston quand il aura 18 ans dans 6 mois. Et maintenant ça risque de tomber à l'eau. Que les gouvernements bougent bon sang, au lieu de discuter de broutilles de budget, chomages et pensions.
On ne peut pas gagner à tous les coups. Si l'Europe sert bien à quelque chose, c'est à faire fonctionner le marché intérieur, et ce sont les entreprises qui par définition en profite le plus. DaimlerB savait que ça lui pendait au nez. Le lobbying n'a pas convaincu. Perdu. Gageons qu'un compromis technique sera trouvé. Je vois un exemple de plus-value de l'UE qui érige des règles communes et sanctionne ceux qui y dérogent. Et ces règles sont approuvées par un parlement élu démocratiquement. Après, on peut discuter de la pertinence de fixer le niveau de CO2 comme indicateur essentiel, favorisant ainsi des moteurs Diesel plus nocifs à bien d'autres égards. Et tellement moroses et moches à l'oreil.
Vous l'avez tous bien compris je suppose, le problème d'immatriculation de ces modèles en France est un problème politique, pas un problème d'administration française. C'est même pire, c'est un problème de politique européenne ! Comme à son habitude l









Cela ne m'étonne nullement que la France ait pris les devants, puisque l'industrie automobile de l'hexagône a peine à vendre ses propres clous tout juste bons pour 100.000km. Par contre que l'Europe veuille implémenter un gaz toxique et explosif parce que la facture CO2 est moins lourde m'étonne. Quand obligera-t-on le cheptel français et par analogie européen à parter un pot catalysateur.