Luxe et raffinementse côtoient à Marrakech
A la sortie de Marrakech, en direction du sud, le promoteur
mauricien Beachcomber construit un « resort » sur 230 hectares.Des villas, un hôtel et un golf s’y côtoieront.
L’endroit sent bon la nature. Il y a les oliviers, l’arbre symbole de Marrakech, les palmiers et les dattiers. D’autres essences trouvent, ici, un endroit idéal pour se développer et donner toute sa splendeur à un projet immobilier en pleine construction.
Nous sommes au Domaine Royal Palm, à une dizaine de kilomètres au sud de la cité la plus visitée du Maroc (avec Agadir). Un million d’habitants pour l’équivalent de touristes annuels.
Marrakech la belle, la sensuelle, la douce. Tous les qualificatifs sont bons pour définir une ville dont on a dit à un moment qu’elle était en perte de vitesse.
Point de tout cela aux portes de l’Atlas. Sur place, il ne faut pas faire beaucoup de kilomètres pour constater que la source entrepreneuriale est loin d’être tarie.
Dès qu’on franchit les murs de la ville, ça construit à tout va, et pas toujours dans le meilleur des goûts. Aux portes de Marrakech, de nombreux projets portés par des promoteurs visiblement peu soucieux de l’esthétique sortent de terre. On a beau être en Afrique, on se croirait revenu au début des années 70 dans la banlieue parisienne…
Au Royal Palm, on est évidemment dans l’autre extrême. Un vaste domaine de 230 hectares s’ouvre à nous et il prendra l’allure d’un « resort » à l’américaine, mais toutefois avec un sens très développé du raffinement en matière de décoration et d’aménagements tant intérieurs qu’extérieurs, comme l’a démontré la visite des villas témoins.
C’est le premier projet hors île Maurice et Seychelles qu’Herbert Couacaud, le saint patron de Beachcomber, a décidé de porter à bout de bras, parfois contre vents et marées.
L’ensemble sera, ne tournons pas autour du pot, époustouflant. Une centaine de villas de six types différents (avec piscine, mais est-il vraiment besoin de le préciser…) y verront le jour, d’ici le 31 décembre de cette année, date annoncée de l’ouverture. Elles seront flanquées d’un hôtel de 135 chambres, d’un country-club, d’un golf 18 trous et même d’une ferme botanique.
Les habitations iront du deux chambres (200 m2) au quatre chambres (500 m2) et il n’y en aura aucune à moins de 500.000 euros. Jusqu’à présent, une quarantaine a déjà été vendue alors que les pelleteuses viennent à peine d’achever les travaux de voirie. Parmi les acheteurs, des Français, des Suisses, des Luxembourgeois, des Italiens, des Espagnols et des Belges. Point commun : l’état (très bon) de leur fortune.
Des méga-projets de ce type, le Maroc en connaît d’autres mais, fait unique à Marrakech, Beachcomber sera à la fois promoteur et opérateur du projet.
La crise financière combinée aux événements politiques récents ou actuels (le renversement du régime égyptien a remis le printemps arabe dans tous les esprits) ne sont guère propices au développement de projets immobiliers destinés à une clientèle internationale. Et pourtant, comme nous l’ont confirmé les responsables de Beachcomber sur place, le haut de gamme met les acteurs davantage à l’abri que les projets de moindre envergure. L’immobilier est, en définitive, pareil aux biens de luxe, type maroquinerie ou horlogerie…
Les ventes des villas au Domaine Royal Palm se font en « VFA » (vente de futur achèvement), une formule qui comporte plusieurs avantages. A bon entendeur…








