Les Pussy Riots s’attaquent à l’industrie pétrolière dans un nouveau clip
Le nouveau clip des Pussy Riots circule sur internet depuis deux jours. Dans la vidéo, intitulée « Like in a Red Prison », elles s’en prennent à la poule aux œufs d’or de la Russie : l’industrie pétrolière et son organe commercial, la société russe Rosneft.
Un an après la condamnation de deux membres du groupe, les Pussy Riots sortent un nouveau clip où elles dénoncent l’économie pétrolière russe. Sur un rythme de guitare effréné, les provocatrices comparent Poutine à un ayatollah iranien et font un parallèle entre l’Eglise orthodoxe russe et les Emirats Arabes Unis. Les trois punks, coiffées de leurs célèbres cagoules fluo, inondent de pétrole un portrait d’Igor Sechin, vice Premier ministre de la Fédération de Russie et président de la société pétrolière Rosnef. La sortie du clip coïncide avec la sortie d’un jeu vidéo qui encourage les joueurs à tuer les Pussy Riots.
Plusieurs médias rapportent qu’une des membres du groupe incarcérée, Nadejda Tolokonnikova, aurait écrit une partie des paroles de « Like in a Red Prison ». D’autres énoncent que les Pussy Riots n’ont pas revendiqué la vidéo. Sur la page Facebook Free Pussy Riots, on peut lire « Nous avons appris aujourd’hui, avec un grand étonnement, qu’il existe un nouveau site et qu’une nouvelle vidéo a été publiée, sans qu’un seul membre du groupe ne le sache. Nous aimerions remercier tous ceux qui essaient de simuler l’activité du groupe quand ses vraies participantes se battent contre le système dans les tribunaux et les prisons ».
Quelques éléments laissent toutefois penser que le phénomène Pussy Riots a été récupéré par d’autres jeunes activistes qui veulent titiller la Russie. Premièrement, le clip met en scène quatre musiciennes. Irina Khrunova étant la seule membre du groupe en liberté, le clip met en scène quatre femmes cagoulées qui s’introduisent sur un site de traitement de pétrole, dansent et chantent sur un oléoduc. Or, Maria Alyokhina et Nadezhda Tolokonnikova purgent toujours leur peine dans des camps de travail. Il serait fort étonnant que les autorités russes les aient laissées sortir, le temps de profaner le complexe pétrolier Rosneft et de blasphémer contre Vladimir Poutine.
D’autre part, la vidéo ne correspond pas au mode opératoire artistique des Pussy Riots. D’ordinaire, leurs happenings se déroulent dans un seul endroit, public et où il y a du passage. La vidéo sortie mardi ne reprend pas ces critères : les jeunes femmes apparaissent aussi bien sur une plateforme pétrolière que perchées sur le toit d’une station essence ou le long d’une route, preuve que la vidéo a fait l’objet d’un montage vidéo.
Selon plusieurs médias anglophones, les Pussy Riots auraient expliqué sur leur site que la Russie touche à peu près sept trillions de roubles par an (soit l’équivalent de 216 billions de dollars) mais que seul le président russe Vladimir Poutine et « quelques-uns de ses amis » voient la couleur de cet argent. Cependant, nous n’avons pas trouvé de trace d’une telle déclaration.
Alors, les Pussy Riots sont-elles à l’origine de la vidéo ou non ? La question reste pour l’instant en suspens.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Femen+riot "gun" ne sont que les produits d'une société malade de son laxisme et de son désarroi. Avez-vous déjà vu ou entendu que ces "cadavres ambulants ou repoussoir" disent du mal ou occupent une synagogue ? Non ??? Pourquoi?
@lesoir.be vous n'avez pas trouvé un étudiant pour régler vos bugs pendant les vacances ?
Je sors de ma réserve sous la chaleur et après un tour sur mediapart.fr auquel je suis abonné (tarif chômeur à 5 euros/mois) je fais un tour sur lesoir.be. Effectivement, il y a journalisme et journalisme. Quelle une ici ! À croire que les journalistes du soir.be souffrent de la chaleur et ne sont plus capables de nous informer. Ou peut-être qu'il ne se passe rien en Belgique en préparation du 21. Pussy Riot venez gueuler un bon coup par ici la Belgique en a besoin.
Je sors de ma réserve sous la chaleur et après un tour sur mediapart.fr auquel je suis abonné (tarif chômeur à 5









Aucun doute sur le financement de ces groupes, Femen, Pussy Riots. Elle veulent se battre contre le Système, alors qu'en faisant une comparaison à l'Iran (qui lui n'est justement pas dans le Système) elles jouent bien leur role de pro-Système américano-sioniste.