Séquence émotion pour l’abdication du roi Albert II
Très ému, Albert II a adressé ses remerciements chaleureux à la population, au gouvernement et à la reine Paola, avant de signer l’acte d’abdication et de céder la main à son fils Philippe.
Si le Te Deum fut placé sous le signe du recueillement et de la retenue, l’abdication du roi Albert II a fait rentrer le pays de plain-pied dans une ambiance très chargée émotionnellement. Dans la salle du Trône du Palais Royal, flanqué de son fils, le futur roi Philippe, du Premier ministre et de la Ministre de la Justice Annemie Turtelboom, Albert II a pris une dernière fois la parole en tant que souverain. Qu’a-t-il dit ? De façon remarquable, il a tenu un discours très politique. Il a tout d’abord souligné le travail de l’équipe gouvernementale d’Elio Di Rupo. En remerciant le Premier ministre d’avoir sorti le pays de l’impasse politique où il a été plongé durant 500 jours, l’ex-Roi a tenu à épingler cet épisode majeur de la récente histoire du Royaume. Dans la foulée, il a tout autant salué la capacité de ce gouvernement à réformer le pays. « La Belgique se modernise et cela me réjouit », a-t-il précisé.
Très ému, Albert II a adressé ses remerciements chaleureux à sa femme Paola, qui n’a pas manqué d’écraser une larme. A son fils, le futur roi Philippe, Albert II a adressé tous ses vœux de succès : « nous avons pleine confiance en toi et ta chère Mathilde ». Avant cela, il n’a pas manqué de mettre en avant la capacité du Prince royal à exercer sa fonction. A son sens, il est prêt et il n’a pas manqué de le lui rappeler : « Philippe, tu as toutes les qualités de cœur et d’intelligence pour très bien servir notre pays dans tes nouvelles responsabilités ».
Ces nouvelles responsabilités, Elio Di Rupo les a, à son tour, soulignées. Insistant sur le fait que le Roi Philippe devra se placer au-dessus de la mêlée, même s’il reconnaît que la mission sera très exigeante. Petit mot enfin à l’adresse du peuple : « Plus que jamais nous fêtons la Belgique. Même si bien des choses doivent être améliorées, c’est un pays formidable ».
Au terme de cet échange très politique traversé par l’émotion, Annemie Turtelboom, ministre de la Justice, a fait la lecture de l’acte d’abdication. La signature et la contre-signature de ce document ont marqué la sortie officielle d’Albert II en tant que souverain.








