Le 11h02: «Un 21 juillet festif, politique et intime»
« Opération réussie pour le roi Philippe », voilà la tonalité des médias francophones, ce lundi, au lendemain de la prestation de serment du roi Philippe. Mais au nord du pays, médias, politiques et grand public ne réagissent pas toujours de la même façon. Béatrice Delvaux a répondu à vos questions.
Le weekend s’est déroulé sans véritable couac si ce n’est peut-être le dernier discours du roi Philippe au balcon. Selon les observateurs, « il semblait y avoir un prompteur, voir une autre voix derrière celle du roi ». Les techniciens se sont démenés toute la journée pour mettre au point la prestation royale, peut-être ont-ils manqué de temps.
Ce 21 juillet, 500.000 à 700.000 personnes se sont rassemblées dans le parc royal, profitant d’une fête nationale ensoleillée. Un nouveau roi et une nouvelle Belgique introduits dans un discours de cohésion prononcé par un Philippe assuré et décontracté. Les événements se sont déroulés dans une décontraction « à la belge » (le « gros kiss » d’Albert II, la samba du Premier ministre), « des petits détails qui donnent une forme, une certaine tonalité a cette journée »,constate Béatrice Delvaux.
Selon l’éditorialiste en chef du Soir, cet évènement a permis une cohésion entre les belges. « Ceux qui pensent que la Belgique doit rester soudée ont gagnés une manche. C’est un moment de communication politique même si la route est longue jusqu’à 2014 : Il faut voir l’impact que l’évènement a eu sur la population. Cela a été véritablement étudié, surtout du côté d’Albert II, mais également dans le discours de Philippe qui avait une volonté de marquer le coup, de s’inscrire dans une nouvelle Belgique et de prendre de nouvelles initiatives. »
D’un côté il y avait la forme, la liesse, mais surtout un enjeu politique. Comment envoyer un message qui peut troubler les électeurs de la NVA sans les effaroucher ? « Le discours du roi était extrêmement politique, y compris vis-à-vis de l’Europe. On remarque également une réelle promotion d’Elio Di Rupo. Cela ressemble fort à du placement de produit, entre Yves Leterme et Guy Verhofstadt. Ils ont réussis à vendre l’image d’une Belgique cohérente dans une Europe cohérente ». L’hymne européenne a d’ailleurs été jouée hier.
Du côté flamand, cela a été perçu comme un événement extrêmement réussi. La N-VA est restée sobre mais on sait que le roi est contre le nationalisme à présent, cela ne fait aucun doute. Ils se sont concentrés sur le bilan du gouvernement actuel de manière à préparer 2014. Selon les médias flamands à nouveau, le véritable test pour le roi Philippe aura lieu en 2014 à travers la formation d’un gouvernement. « C’est un weekend plus grave que joyeux, la famille royale était consciente de la gravité de l’instant et savait qu’elle n’avait droit à aucune erreur. Un weekend extrêmement politique que le palais et Elio Di Rupo ont voulu et préparé. Ces abdication et couronnement ne sont ni neutres, ni anodins. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions @ Breydel. Non: ça ce sont les drinks à Anvers. Dans la Bormshuis. Avec le bourgmestre et ses nouveaux partisans ex-blokkers...
Non seulement cet article ne dit rien, si ce n'est faire tomber un voile sur la réalité, mais surtout, merci les fautes de grammaire. Il faudrait peut-être relire un peu les règles d'accord du participe passé et tant qu'à faire son article avant de le publier.
c'est vraiment insulter l'intelligence des wallons (dumoins ceux qui ne sont pas dupes et ont vu clair dans le jeu de Bebert et d'EDR) que de croire que ça y est la Belgique est unie, et que le vilain Bart va faire moins de 10% en mai 2014 ... Reste à savoir si le papillon (pour le temps qui lui reste comme premier) réussira à manipuler Philippe aussi bien que son père....
La presse francophone veut profiter au maximum du momentum pour endoctriner les francophones. Mais la récréation est terminée. L'ordre du jour qui intéresse davantage le citoyen est beaucoup moins réjouissant. Contrairement à ce qu'ils nous font croire, l'avenir est à la confédération.




La nivea se tait dans toutes les langues car 600 à 700.000 belges sont allé fêter le nouveau Roi, plus les téléspectateur ... Aucun membre de la nivea n'est pour la Monarchie, puisque ce parti ne cherche qu'une chose: Une république flamande indépendante. Leur silence est donc nécessaire pour ne pas perdre de voix et ne pas devoir affronter le ridicule ! -- Sur le fond, j'ai écouté hier à Terzake Peumans face à une journaliste du soir. Il ne m'a pas convaincu et au contraire ... 2014 sera un test important pour la survie de ce parti qui critique sans apporter de solution