Une agence de mannequins pour toutes les tailles
Les diktats de la mode sont souvent lourds de conséquence pour de nombreuses jeunes filles. Une nouvelle agence révolutionne la sphère de la mode en proposant des mannequins aux silhouettes de toutes les tailles.
Une agence de mannequins accueille des filles de toutes les tailles à New York. Le concept est étonnant compte tenu de la société actuelle qui véhicule des images dichotomiques de la femme à travers publicités et magazines. Soit elle y est représentée « taille 0 », comprenez très fine voire maigre, soit « plus size », c’est-à-dire ronde. Gary Dakin et Jaclyn Sarka, les anciens agents de Ford, brisent ces codes en lançant une nouvelle agence ouverte à toute sorte de silhouettes, Jag. «
Le monde du mannequinat « plus-size » a parcouru un long chemin ces derniers temps. Mais, cette appellation stigmatise et ne fait pas l’unanimité. « Je ne me sens pas ‘plus-size’, je me sens de taille normale ! Et c’est important, surtout avec les filles qui me regardent et qui se disent ‘Oh mon dieu, si elle ‘plus size’, alors qu’est-ce que je suis ?’ », confie Robin Lawley, un top modèle à la silhouette généreuse.
L’agence Ford a ouvert une section pour les tops rondes en 1998, mais il n’y avait qu’une star, Emme. La belle blonde aux yeux bleus et aux formes plantureuses se retrouvait partout avant que les mannequins grande taille ne tombent dans l’oubli. Et puis, «
Lorsque l’agence Ford a souhaité se concentrer sur le cœur de son métier, «
La toute nouvelle Jag commence donc avec une liste exclusive d’environ 30 modèles parmi lesquelles Jennie Runk, Kaela Humphries, Kamie Crawford, Mckenzie Raley et Myla Dalbesio. Runk a été la première femme « grande taille » à apparaître dans la campagne de maillots de bain pour H&M. Faisant couler beaucoup d’encre en raison de sa silhouette, elle avait publié une lettre ouverte sur Facebook où elle déclarait que « les gens assimilent « plus-size » à graisse, et donc à laide. C’est complètement absurde parce que de nombreuses femmes considérées comme rondes entrent dans la moyenne américaine ».
Gary Dakin et Jaclyn Sarka souhaitent faire de leur agence une voix d’inspiration pour les femmes tout en continuant à alimenter les discussions sur l’image corporelle dans la mode. Il ne reste plus qu’à espérer que d’autres boîtes suivent le pas et mettent un terme à la catégorisation des mannequins « grande taille ». Car au final, la beauté n’est pas qu’une question de poids.








