L’irresponsabilité des cigales communales
L’Europe, parée de tous les maux, désignée comme une sans-cœur qui inflige des potions désagréables…
Elle est toutefois dans certains cas la seule qui puisse obliger à mettre de l’ordre dans des dysfonctionnements que les Etats membres seuls n’ont pas eu le courage ou la volonté de corriger.
Un exemple ? Les pouvoirs locaux belges, wallons en particulier. Longtemps – notre dossier le montre –, les communes ont pu faire ce qu’elles voulaient, quand elles le voulaient, en matière de finances.
Avec d’autant plus d’impunité que la manne de Dexia, via la distribution de dividendes récurrents et exceptionnels, a longtemps et largement couvert leurs dépenses, masquant l’absence très généralisée de gestion et de contrôle.
Aujourd’hui, fini de rire, Dexia est exsangue et le roi est nu. Primo, la situation est catastrophique pour nombre de communes : les déficits sont légion. Secundo – c’est le ministre Furlan qui le dit –, la cacophonie financière règne, résultat de l’« anarchie » généralisée dans les méthodes de gestion. Mais surtout, tertio, le dérapage des communes touche d’autres qu’elles désormais, et impacte la trajectoire budgétaire de la Belgique, et donc sa capacité à satisfaire les exigences européennes.
L’appel menaçant de Paul Furlan aux communes, pour plus de rigueur et de sélectivité dans les dépenses, est donc à la fois nécessaire et désolant, car il dit à quel point c’est parce qu’il a le couteau sur la gorge et un fusil dans le dos que tout ce petit monde (communes, contrôleurs, monde politique) prend enfin les choses en main.
Nombre de cigales communales, oubliant que l’argent dont elles disposent est public et doit donc être géré dans l’intérêt public et le souci de l’équilibre financier, ne deviendront des fourmis que parce qu’elles ont la police aux trousses. L’arsenal qui leur tombe sur la tête est costaud. Mais ceux qui se plaindront n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
Il serait déplacé de se réfugier derrière le transfert de certains financements venus du fédéral, qui explique une partie mais pas tout le dérapage. L’exemple de Detroit a la vertu de donner froid dans le dos à la communauté communale.
Vos réactions
Voir toutes les réactions La gestion en bon père de famille? Ne pas dépenser plus qu'il n'y a en caisse?? Ne pas faire des dettes qui coûteront les yeux de la tête??? Editorial d'une candeur désarmante, de la part que quelqu'un qui fréquente depuis des années le monde politique. M'enfin, Béa, on a toujours fait comme ça...
Cet article a le courage d'attirer l'attention sur certains problèmes qui sont difficiles de nier. On ne peut pas dire que notre économie évolue du fleurissement à l'abondance. Et dans ce contexte général, chaque entité qui réalise effectivement du service au citoyen, a aussi le devoir de réfléchir à comment à son propre niveau diminuer le problème. Pas à faire la chasse à ceux qui commencent ce travail qui débute par l'analyse. Et à ce niveau, même la structuration du travail communal inquiète. Par exemple, notoirement le travail en service communal est divisé en « boites » : les fonctions que chacun occupe. Ces boites sont selon les périodes, parfois en suremploi, et parfois en sous emploi. L'évidence dans le monde du travail est, pendant les périodes de sous emploi, de développer de nouveaux outils, services ou de contribuer à la production de services en surcharge à ce moment.
La déréglementation commerciale et financière a détruit notre économie, et par ricochet les finances publiques.
La donneuse de leçon a de nouveau frappé.... Madame Delvaux, si vous voulez dire au citoyen ce qu'il doit faire, présentez-vous aux élections. Au moins cela vous permettra de voir à quel point vous faites partie de notre démocratie. Si vous êtes élue, le Parlement sera votre nouvelle tribune. Si vous ne l'êtes pas, j'espère que vous aurez le courage de reconnaître que vous ne représentez que vous-même et que vous retrournerez effectuer dans la discrétion ce métier que vous fîtes naguère: journaliste......



J'espère que cette prise de conscience va stopper la folie urbanistique et d'aménagement des rues et artères de scharbeek due principalement aux utopies du parti écolo depuis 10 ans à grands frais pour le pauvre contribuable qui n'en demandait pas tant, on ne lui a jamais demandé son avis d'ailleurs. Résultat : -900 places de parking rien que dans mon quartier, conclusion, de plus en plus de voitures mal parquées, sur les trottoirs, devant les garages, dans les virages, sur les pistes cyclables,sur les pelouses (si,si!) et les heures perdues à la recherche d'un emplacement (bonjour les émanations de Co2). Question dépenses communales, bravo! pour la qualité de vie, Zéro les écolos!