Le 11h02: «Face aux fortes chaleurs, vigilance, prévention et bon sens»
Grosses chaleurs, soleil, pollution, averses orageuses… La météo de ce mois de juillet est-elle sans conséquence sur notre état physique ? Peut-on s’y préparer ? Frédéric Soumois a répondu à vos questions.
Pourquoi parler de chaleur et de santé ?
« La chaleur, comme le froid, met la santé en question. La température idéale selon certains spécialistes est de 22º. C’est cette fameuse zone de confort où le corps n’a aucun effort à faire pour se réchauffer ou se rafraîchir. Le corps opère une thermorégulation naturelle qui se fait par transpiration chez les personnes en bonne santé. Le problème avec la chaleur est que, contrairement au froid où l’on peut ajouter des couches, on ne peut pas retirer de l’épiderme. Le corps a ses limites, et quand on les dépasse, cela peut être rude. Il n’y a qu’à voir à New York où les températures ont dépassé 40º ce week-end. Quatre personnes sont mortes. Ici, avec le vent et les petites pluies, ça s’est rafraîchi mais les nuits d’avant ont été plus compliquées pour certains qui ne parvenaient pas à dormir à cause de la chaleur. »
« À cause de cette zone de confort et du travail que doit faire le corps pour se préparer au sommeil. Le mécanisme n’est parfois pas suffisant, mais l’on ne sait pas exactement comment cela fonctionne. Normalement, le corps baisse de température avant le sommeil, mais parfois ce mécanisme est perturbé et les mécanismes habituels ne sont pas suffisants. La meilleure solution reste une sieste de 20 minutes après le repas de midi. Mais tout le monde ne peut se le permettre. »
« Le corps humain a une forte capacité d’adaptation, donc l’aptitude à endurer la chaleur ne varie pas énormément selon nos origines. Par contre, la régulation est plus difficile pour les enfants dont le système est en train de se construire, et pour les aînés. Il faut les protéger de la chaleur directe et de la déshydratation. Toutes les personnes atteintes de maladies cardiaques, respiratoires, ou vasculaires peuvent être affectées. La régulation naturelle se fait moins bien chez les personnes aux fonctions dégradées. La vigilance est nécessaire. On peut également penser aux personnes qui font le ramadan actuellement et qui souffrent doublement. Les journées sont encore longues et ceux qui respectent strictement l’absence de boissons peuvent avoir de véritables problèmes, surtout s’ils sont en mauvaise condition physique. Il faut être particulièrement attentif. Mais il y a tout de même certaines exceptions notamment pour les personnes malades, femmes enceintes, etc. Le principe n’est pas de se mettre en danger, mais de « marquer le coup ». Ils doivent préserver leur santé en priorité. »
« C’est avant tout de la vigilance, de la prévention et du bon sens, même si c’est parfois difficile à appliquer, vu que l’on n’y est pas habitué et que nous n’avons pas connu de montée progressive des températures cette année. Il faut bien sûr boire beaucoup d’eau de préférence, et éviter l’alcool qui déshydrate. Il faut boire même lorsque l’on n’a pas particulièrement soif, surtout les personnes âgées qui ne ressentent parfois plus autant la soif. Si on veut utiliser l’air conditionné, il vaut mieux l’utiliser pour rafraîchir la pièce lorsqu’on n’est pas là pour éviter le dessèchement et les maux de tête. »








