Wolverine est de retour, bestial et tragique

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La malédiction du loup solitaire : le plus célèbre des X-Men nous revient dans le Japon des yakusas et des samouraïs. Poudre aux yeux !

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Les superhéros n’en finissent décidément pas de partir à l’assaut de nos multiplexes. Après Ironman, Batman, Superman et autre Spiderman, voici Wolverine, autre héros né de l’imagination de la BD américaine, qui nous revient sur les grands écrans.

Wolverine apparaît pour la première fois en 1974, dans la toute dernière planche d’un numéro de L’incroyable Hulk , annonçant son ralliement imminent au groupe de superhéros mutants, mieux connus sous le nom de X-Men. Mais c’est dans les années 80 que le superhéros prend vraiment la lumière, dans un « comic book » créé par Chris Claremont et Frank Miller (l’auteur de Sin City et Dark Knight , excusez du peu).

D’emblée, Wolverine impose son look et sa psychologie. Griffu, barbu, homme de bois, aspirant loup solitaire, son truc à lui ce sont ses griffes d’adamantium et ses pouvoirs d’auto-guérison. Quand la colère le submerge, tel Hulk, il se métamorphose et devient une boule de rage primitive. Il peut aussi s’identifier, comme dans le nouvel opus, à la douleur d’un ours traqué par des chasseurs. Wolverine est un mutant. Il est immortel… et en souffre en sa chair. A l’image de Batman, ses doutes sont existentiels, et renvoient à la tragédie du superhéros. Au Japon, Wolverine apparaît tel un samouraï sans maître, tel un soldat sans général ni guerre.

Genèse douloureuse

La genèse du nouvel opus (dans la saga de Wolverine) fut pour le moins compliquée. En quatre ans de tergiversations, le projet aura connu de nombreux réalisateurs putatifs. Avant de revenir à James Mangold, il fut attribué d’abord à Bryan Singer, qui refusa. Puis à Darren Arro- novski ( Black Swan ), qui quitta le projet en mars 2011, en raison de la durée du tournage. On cita encore les noms de Daniel Espinosa, Duncan Jones, Timur Bekmambetov, Kathryn Bigelow, Tony Scott ou Matt Reeves. C’est la sixième fois que Hugh Jackman, acteur australien au profil raffiné ( Le prestige , The fountain, Scoop …) enfile le costume bestial de Wolverine. Qu’il reprendra l’année prochaine.

Les Wolverine et X-Men sont des blockbusters moins rentables que les Batman, Avengers ou Spiderman, mais reposent sur des budgets plus modestes. Pour le reste, la philosophie du concept blockbuster est la même : fantaisie tirée de la culture populaire, superhéros, combat entre bien et mal, jolies créatures, déploiement d’effets spéciaux, scènes d’action, bastons viriles, décor exotique (ici, le Japon). Et de fait, dans un domaine aussi industriel que celui-ci : pourquoi changer une recette qui gagne ?

Osez la rencontre !