11h02: dopage, «saine piqûre de rappel pour tous les sportifs»

Rédaction en ligne
Mis en ligne

Le Sénat français a publié ce mercredi une liste de coureurs dopés lors des Tours 98 et 99. Tous dopés dans le cyclisme ? Qu’est-ce qui a changé depuis ? Et les autres sports ? Jean-François Lauwens a répondu à vos questions.

  • 
Le rapport de la commission d’enquête du Sénat français sur la lutte contre le dopage, publié mercredi, laisse apparaître que les deux premiers du Tour de France 1998, l’Italien Marco Pantani et l’Allemand Jan Ullrich, parmi de nombreux autres, ont eu recours au dopage à l’EPO lors de l’épreuve. Photo AFP
    Le rapport de la commission d’enquête du Sénat français sur la lutte contre le dopage, publié mercredi, laisse apparaître que les deux premiers du Tour de France 1998, l’Italien Marco Pantani et l’Allemand Jan Ullrich, parmi de nombreux autres, ont eu recours au dopage à l’EPO lors de l’épreuve. Photo AFP

Pourquoi le dopage est-il systématiquement lié au cyclisme ?

«  Aujourd’hui, malheureusement, l’image du dopage est principalement liée au cyclisme. Il est pourtant évident que le dopage existe également ailleurs, mais le cyclisme offre une cible facile. Il n’y a pas d’enjeux d’Etat derrière ce sport, comme on peut en trouver dans le football. Une affaire dans le foot a bien plus d’ampleur que affaire dans le monde du vélo. Si quelqu’un disait un jour que Vincent Kompany est dopé, cela aurait beaucoup plus d’impact et de conséquences que ce qui peut se voir en cyclisme. »

Faut-il mettre tous les résultats des années 90 en cause ?

«  Si on commence à remettre en cause tous les résultats, où va-t-on ? Si on refait le classement, on arrive à des résultats improbables. Par exemple, en 1998, le gagnant, Marco Pantani, a été contrôlé positif ; le second, Jan Ullrich a fait des aveux de dopages, le troisième également. On retomberait donc sur le quatrième, qui a complètement disparu de la circulation après de Tour de 98. Ce classement n’aurait aucun sens. »

Quand, dans un sport, il n’y a pas de contrôles anti-dopages, cela signifie-t-il qu’il n’y a pas de dopés ?

«  Non, bien sûr. Prenons un exemple avec le football. A chaque coupe de monde, la FIFA se félicite de n’avoir contrôlé aucun joueur positif. Il ne devrait pas en être fier, ça veut précisément dire que leurs méthodes ne sont pas efficaces. Car il est impossible que 100 % des jours soient propres. On voit la même chose dans beaucoup d’autres sports. En tennis, par exemple Berdych confie que la situation est devenue invivable en dans le monde de la raquette et qu’il voyait l’arrivée du passeport biologique comme une bénédiction. »

Vos réactions

Voir toutes les réactions

1. L'Enfer du Décor dit le 25/07/2013, 10:33

Tout cela devient ridicule. Je propose qu'on exhume tous les cadavres de tous les participants au Tour depuis 1903 pour voir s'ils n'étaient pas dopé !

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 0 non 0
Voir toutes les réactions »

Osez la rencontre !