Un raté de fin de parcours pour Elio Ier

Béatrice Delvaux
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Le feu d’artifice pour Elio Di Rupo et son gouvernement aura donc eu un raté dans la phase finale. Après avoir engrangé nombre de succès – la « framboise » sur le gâteau étant la réforme de l’Etat et le week-end royal –, Di Rupo Ier ferme la porte pour les vacances sur des divergences, des dossiers non conclus et une décision qui sauve la face (l’emprunt populaire). Le gouvernement a mille excuses : tous sont fatigués et personne ne leur en fera le reproche vu le travail abattu ces derniers mois, d’autant que les rebondissements royaux ont mobilisé beaucoup d’énergie.

On ajoutera que ne pas conclure sur les salaires des patrons d’entreprises publiques et sur les nominations dans une série d’entités publiques, n’est pas en soi dramatique. On peut subodorer que les divergences entre partis, trouveront une issue à la rentrée.

Mais trois éléments fâchent. Primo, cela fait des mois que ces dossiers sont sur la table, toujours reportés. L’argument du «  il nous a manqué trois jours  », n’est pas audible. C’est surtout de la bonne volonté politique et l’arrêt du marchandage partisan qui auraient été déterminants pour aboutir à un accord. Secundo, ces dossiers sont importants pour le citoyen. Moralement, parce que le politique lui a promis avec un mégaphone, plus de justice dans les salaires des grands patrons. Et concrètement dans le cas de la SNCB, parce que des dizaines de milliers de navetteurs attendent un chemin de fer performant. Tertio, le report de la décision sur la SNCB relève du manque de courage politique. Les discussions portent sur la volonté de conserver les trois personnes qui œuvraient jusqu’à présent à la tête de l’entreprise ferroviaire, en veillant à n’en déjuger aucune. Grave erreur. Tous ceux qui connaissent le dossier savent que la seule vraie mesure à prendre est la tabula rasa. Les trois personnes en place ont échoué à cause de leurs disputes et leur concurrence interne incessantes.

Il faudrait les changer et mettre de nouveaux profils pour assurer un avenir à cette entreprise de 35.000 personnes. Explosif pour les partis dont ces trois personnes portent les couleurs (S.PA, Open-VLD et PS) ? Moins qu’un mauvais compromis en septembre qui achète la paix politique, mais ne résolve pas le problème de fond.

Le gouvernement a l’occasion de se rattraper de ce couac de fin juillet : en prenant, en septembre, la bonne décision.

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15. Naïve dit le 27/07/2013, 16:47

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14. Naïve dit le 26/07/2013, 16:35

La démocratie permet à toutes les opinions de s

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13. Naïve dit le 26/07/2013, 16:33

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12. Naïve dit le 26/07/2013, 16:22

L'époque du serpent de mer. C

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11. Naïve dit le 26/07/2013, 16:18

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