À Spa, le Belge n’est plus roi
Cinq marques différentes aux cinq premières places à 3 heures de l’arrivée. Une Mercedes et une Porsche à la lutte jusqu’au drapeau à damier, flanquées d’une Audi sur le podium final. Un soleil omniprésent et tellement accablant que les concurrents allèrent jusqu’à se plaindre de ne pratiquement pas avoir vu la pluie en course cette année – oui oui, à Francorchamps !
Pas de doute, les 24 Heures de Spa 2013 ont tenu toutes leurs promesses. C’était un grand cru.
Corollaire à cette grande réussite sportive sous-tendue par un soutien sans faille de plusieurs constructeurs bien décidés à profiter de la « plus grande course GT au monde » pour vanter les qualités de leurs produits : le palmarès de cette édition regorge de pilotes dont bon nombre des spectateurs présents ce week-end ne soupçonnaient pas l’existence. Et n’entendront plus parler avant l’année prochaine, au mieux…
Finie l’époque où les van de Poele, Duez, Martin, Theys, Joosen, Dieudonné ou Tassin venaient compléter des équipages d’usine et truster les premières places en leur compagnie. Les stars de cette année répondaient aux noms de Götz, Buhk, Lietz, Lieb, Mies, Mortimer, Shaitar, Pyzera, Christodoulou, Zlobin ou Ladygin. Pour n’en citer que quelques-uns, parmi les dix premiers équipages classés… Et où le premier Belge classé – 7e – s’appelle… Wolfgang Reip.
Dans le paddock aussi, les « auberges » bien de chez nous, où le microcosme de l’automobile en Belgique avait pour coutume de refaire le monde, ont disparu. Seules les infrastructures d’accueil mises sur pied par ALD-Ginion ou Marc VDS pouvaient rivaliser avec la cathédrale Audi ou tous les autres réceptifs installés par les représentants des différents constructeurs.
Au-delà des chiffres de fréquentation qui, comme le veut une tradition – bien de chez nous celle-là –, iront en tous sens, on n’a jamais retrouvé les mouvements de foule d’antan, ce week-end à Francorchamps. Et même côté jardin, on n’avait jamais entendu autant de « réticences » au sujet de l’organisation «à la française» de SRO…
Bref, que ce soit en piste ou autour de celle-ci, le Belge n’est définitivement plus roi à Spa. Par les temps qui courent, une belle course mettant en scène de belles voitures est sans doute à ce prix.
Thierry Wilmotte
Vos réactions
Voir toutes les réactions Ne boudons pas notre plaisir, cher chroniqueur: les voitures étaient superbes, le spectacle fut haut en couleurs et la course en tête resta serrée jusqu'au dimanche midi. Faisant un tour du circuit,j'ai retrouvé l'ambiance chaleureuse des "anciennes" 24 Heures le long de la piste et dans les campings bien remplis. D'accord, l'ambiance est moins belge aujourd'hui - encore que nos pilotes ont surtout manqué de chance-, les zones VIP sont plus sophistiquées (faut-il s'en plaindre quand on a la chance d'être invité?) et le RACB a cédé ses droits aux Français de SRO.qui ne sont sans doute pas les champions de l'organisation. Mais les gestionnaires du circuit ne le sont pas non plus, loin de là! Quoiqu'il en soit, ce furent de très belles 24 Heures de Spa. Vivement 2014.
Ne boudons pas notre plaisir, cher chroniqueur: les voitures étaient superbes, le spectacle fut haut en couleurs et la course en tête resta serrée jusqu'au dimanche midi. Faisant un tour du circuit,j'ai retrouvé l'ambiance chaleureuse des "anciennes" 24 Heures le long de la piste et dans les campings bien remplis. D'accord, l'ambiance est moins belge aujourd'hui - encore que nos pilotes ont surtout manqué de chance-, les zones VIP sont plus sophistiquées (faut-il s'en plaindre quand on a la chance d'être invité?) et le RACB a cédé ses droits aux Français de SRO.qui ne sont sans doute pas les champions de l'organisation. Mais les gestionnaires du circuit ne le sont pas non plus, loin de là! Quoiqu'il en soit, ce furent de très belles 24 Heures de Spa. Vivement 2014.
Ne boudons pas notre plaisir, cher chroniqueur: les voitures étaient superbes, le spectacle fut haut en couleurs et la course en tête resta serrée jusqu'au dimanche midi. Faisant un tour du circuit,j'ai retrouvé l'ambiance chaleureuse des "anciennes" 24 Heures le long de la piste et dans les campings bien remplis. D'accord, l'ambiance est moins belge aujourd'hui - encore que nos pilotes ont surtout manqué de chance-, les zones VIP sont plus sophistiquées (faut-il s'en plaindre quand on a la chance d'être invité?) et le RACB a cédé ses droits aux Français de SRO.qui ne sont sans doute pas les champions de l'organisation. Mais les gestionnaires du circuit ne le sont pas non plus, loin de là! Quoiqu'il en soit, ce furent de très belles 24 Heures de Spa. Vivement 2014.
Ne boudons pas notre plaisir, cher chroniqueur: les voitures étaient superbes, le spectacle fut haut en couleurs et la course en tête resta serrée jusqu'au dimanche midi. Faisant un tour du circuit,j'ai retrouvé l'ambiance chaleureuse des "anciennes" 24 Heures le long de la piste et dans les campings bien remplis. D'accord, l'ambiance est moins belge aujourd'hui - encore que nos pilotes ont surtout manqué de chance-, les zones VIP sont plus sophistiquées (faut-il s'en plaindre quand on a la chance d'être invité?) et le RACB a cédé ses droits aux Français de SRO.qui ne sont sans doute pas les champions de l'organisation. Mais les gestionnaires du circuit ne le sont pas non plus, loin de là! Quoiqu'il en soit, ce furent de très belles 24 Heures de Spa. Vivement 2014.








Sorry pour ces répétitions, mais le commentaire ne se mettait pas en ligne. Ceci dit, Wolfgang Reip est tout ce qu'il y a de plus Belge et vit dans la périphérie bruxelloise. La RTBF a rappelé ce matin le rêve de ce jeune pilote sans moyens financiers et vainqueur d'un concours européen organisé par Nissan et rassemblant des centaines de milliers de participants appelés à en découdre sur des consoles playstation. C'est ainsi qu'il a obtenu un premier volant à Dubai puis ce week-end à Spa où, surprise, il termine premier Belge..