Les indépendants rétifs aux aides et services aux entreprises
Une enquête révèle l’isolement des indépendants, notamment vis-à-vis des banques et organismes de subventions
Les indépendants ne s’intéresseraient pas suffisamment aux aides et services qui leur sont proposés à différents niveaux, dans le public, le privé ou l’associatif. Il en va surtout des aides administratives et financières. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée de concert par l’Université de Gand, le prestataire de services Securex et le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) auprès de 2.462 indépendants.
Ainsi, les relations avec les organismes de subvention, les banques, les investisseurs ou les pouvoirs publics figurent dans le top 5 des facteurs de réussite jugés les moins importants par les répondants (sur une douzaine de facteurs).
Pourtant, « l’entretien de ce type de relations devrait être une priorité absolue pour les entrepreneurs. D’autant plus qu’un financement inadéquat et une législation lourde, comme la réglementation environnementale, peuvent avoir une influence considérable sur les performances des entreprises », plaide Agnes Hertogs, General Manager chez Securex. Un avis entièrement partagé par le SNI : « c’est parfois même une question de survie ! », complète Sven Nouten.
Pourquoi ces réticences ? « Ils ne semblent pas intéressés par la matière », constate Thierry Constant, directeur de communication chez Securex. « Beaucoup d’entrepreneurs nous ont confié ne pas comprendre grand-chose aux formalités administratives et aux méandres des aides à l’entrepreneuriat », confie Thierry Constant. « Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à se faire aider par des conseillers dont c’est l’essence du métier », préconise Sven Nouten pour le SNI. Il en va notamment des comptables, des secrétariats sociaux ou des caisses pour indépendants.
Le désintérêt pour ces outils est d’autant plus dommageable que les entrepreneurs y perdraient également sur les matières qu’ils affectionnent et maîtrisent le mieux, à savoir la rétention et la conquête de nouveaux clients, la vente de produits et services, les choix stratégiques et la connaissance du marché.
Il faut dire que ces aides sont décentralisées à tous les niveaux. «
Il existe des aides communales, des aides régionales et des aides fédérales. Il est crucial, notamment pour le législateur, d’améliorer la simplification
», conclut Thierry Constant.
OLIVIER CROUGHS
Vos réactions
Voir toutes les réactions Aides aux indépendants ? La brique d'explications destinées aux nouveaux indépendants fait 2cm d'épaisseur, rien que pour leur expliquer comment entammer les démarches. Et le reste est à l'avenant. Les "conseils" des guichets d'entreprise sont souvent contradictoires, leur personnel est constitué d'interimaires qui n'y connaissent pas grand chose, dans la mesure où leur rôle, dans la plupart des cas se borne à encaisser les charges sociales. Les comptables n'y connaissent rien en aides aux entreprises et pratiquent des honoraires d'avocats.
Quelle grosse bêtise que tout ça. Les politiques qui mettent ces mesures en place, dont Milquet en est le prototype, ne connaissent rien à l'emploi (l'emploi réel) et encore moins à l'entreprise. Ils ne connaissent que les employés des ministères et ceux de leurs cabinets. Ils ne les paient jamais de leurs poches par leurs gains ceux qu'ils engagent (60 engagés par cabinets) et ne font jamais de démarches eux-mêmes. Ils ont des sbires pour cela. Les PME et les indépendants se battent pour survivre et ce couillons là - (relayés par les néo-journalistes, les champions du copié-collé, qui ne se posent plus de questions sur le pourquoi), écrivent des billevesées à longueur de discours. Tous les indépendants vous diront la même histoire : "Jamais ça ou plus jamais plus ça" ou encore du "si j'avais su !". Ce sont les grosses boîtes (type Securex) ou les spécialistes comme les magasins de fripes qui sont les seules à répondre à ces possibilités. Pauvre journalisme[...]
Le problèmes avec ses aides est que soit il faut passer 6 mois à comprendre ce qu il faut faire et remplir les documents, soit passer par une société qui s en occupe (moyennant argent sonnant et trébuchant)




Leur retirer 100 euro de la poche droite, pour leur remettre 12.5 Euro dans la poche gauche... N'est il pas plus simple de ne prendre que 87.5 Euro dans la poche droite et d'éviter tout ce cirque adminisrtratif?