Les banquiers pourraient encore bénéficier de bonus et indemnités de départ
Le projet du gouvernement visant à interdire les bonus aux dirigeants des banques aidées par l’État ouvre la porte à de larges exceptions.
Les banques qui ont été soutenues par l’État auront encore la possibilité de verser des bonus et des indemnités de départ à leur topmanagement, d’après les journaux l’Echo et De Tijd, qui ont pu consulter un avant-projet de loi du ministre des Finances, Koen Geens.
L’accord de gouvernement prévoit qu’aucun administrateur ou membre du comité de direction d’une banque soutenue financièrement par l’État « ne pourra bénéficier de stock-options, de bonus ou avantages similaires ». Le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) a élaboré un avant-projet de loi en ce sens. Son texte n’a toutefois pas convaincu l’ensemble de ses collègues, lors des derniers conseils des ministres. Et pour cause : s’il prévoit très clairement l’interdiction de ces bonus pour les responsables des établissements financiers bénéficiant d’une aide exceptionnelle de l’État, il autorise dans la même phrase des exceptions « si cela se justifie ».
Le texte dont l’Echo a pu prendre connaissance, ne précise par la teneur des justifications acceptables. Tout au plus, apprend-on que les autorités de surveillance devront les valider au préalable.
L’avant-projet de loi limite aussi les parachutes dorés pour les dirigeants des banques aidées par l’État. Les indemnités de départ seraient alors plafonnées à 12 mois de salaire, sauf si cela conduit à un montant inférieur à ce que la personne aurait reçu, via son ancienneté, si elle était restée un échelon plus bas dans la hiérarchie de la banque.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Comme d'hab, tant que les citoyens ne se revolteront pas, pas de salut; le manque de réactivité du peuple est meme un signe qu'ils peuvent encore tirer plus fort sur la ficelle, et il n'y manquerons point, préparez deja vos mouchoirs pour 2014, une nouvelle vague de restrictions à déja été annoncée, restriction pour nous les citoyens, par pour les politiks, pas pour les partis, pas pour les banksters. Au states, les organismes financiers ont fait des profits records depuis 2002 (juste un pic décroissant en 2008) et parallèlement l'emploi à chuté constament. Ce qui veut dire que les banksters et autres n'investissent plus dans l'économie réelle. Voila pourquoi ce genre de clown demande au citoyens d'injecter leurs économies dans dans les activités réelles. Jusqu'a quand supporterons nous cela.
Nos banquiers nous arnaquent et l'europe nous empoisonne - http://www.arte.tv/guide/fr/044204-000/l-adieu-au-steak?autoplay=1
[ Les années folles ] M. Geens n'est pas Ministre des Finances mais Ministres des Banques. Les quelques personnes appelées à s'échanger les rares trônes à la tête des "aspirateurs-à-fric" ont donc un ministre qui défend leurs intérêts. Que ces braves Top-Managers ne s'inquiètent pas, car M. Geens applique la loi essentielle de la droite conservatrice: "Tout changer pour que rien ne change" (cf. Le Guépard). Il y a deux sortes de personnes qui pensent que la crise est derrière nous: ceux qui "croient" avec une foi espérante mais naïve et qui se sentent optimistes tant qu'ils ferment les yeux, et ceux qui "construisent" des raisonnements scientistes en expliquant au bas peuple des histoires de cycles afin de rassurer, et sans trop s'inquiéter des dommages collatéraux. Heureusement, les autres ont travaillé à identifier les causes, les effets et les remèdes. Maintenant il faut établir le rapport de force qui supportera la décision.
Ben tiens. Qui a cru un seul instant qu'un gouvernement qui fait une politique ultra-libérale (ila appellent ça le socio-libéralisme !) qu'il prendrait la moindre mesure contre ces banquiers ?









C'est très bien de légiférer en la matière mais pourquoi faut-il prévoir des exceptions sinon encore pour permettre cette pratique immorale ?