Les Hautes-Alpes, un département authentique
Un million de Belges passent chaque année leurs vacances dans ce département connu pour la diversité des activités qu’il propose. Du ski à la randonnée, en passant par les activités nautiques, il y en a pour tous les goûts.
De tous les départements français, celui des Hautes-Alpes fait partie des plus connus et appréciés des Belges. Et pour cause, puisque sur les trois millions de touristes qui le visitent chaque année, un million vient de Belgique.
Région variée, elle affiche toutefois une constante : la nature y est reine. Deux mille kilomètres de cours d’eau, dont 500 de rivières navigables, un lac (celui de Serre-Ponçon) de 20 kilomètres de long et 3 de large où l’on a l’impression d’être à la mer alors que si l’on tend la main on touche la montagne, 6.800 km de sentiers de randonnée et 39 sites d’escalade, dont 3 de Via Ferrata pour les amateurs de sensations fortes : n’en jetez plus, la coupe est pleine.
Le parc national des Ecrins et celui du Queyras semblent avoir été taillés pour ceux qui veulent combiner leurs vacances avec des activités physiques.
Fait non négligeable, les Hautes-Alpes sont une région qui vit à la fois l’hiver et l’été. Plus de vingt millions de nuitées y furent enregistrées en 2012, mais la présence du lac de Serre-Ponçon et de ses localités charmantes comme Embrun et Savines-le-Lac permettent à la saison estivale de l’emporter d’une courte tête (47 %).
En termes de revenus, le tourisme verse chaque année dans les caisses des Hautes-Alpes près d’un milliard d’euros. Une manne non négligeable pour un département dont le PIB est constitué à 80 % par le tourisme.
C’est là que Tom Van De Velde et Wim Louage, deux Belges originaires des Ardennes flamandes et travaillant à Bruxelles ont décidé, voici un an, de s’installer. À La Font d’Eygliers, ils tiennent aujourd’hui des chambres d’hôtes qui présentent un cachet évident.
Nous sommes allés à leur rencontre pour qu’ils nous racontent leur histoire, eux qui ont tout quitté en Belgique, sans doute par un de ces jours de grisaille qu’ils ne voient plus beaucoup dans leur nouvelle vie puisque les Hautes-Alpes se vantent d’offrir 300 jours d’ensoleillement par an.
Les maisons d’hôtes sont un mode d’hébergement très répandu dans le département, mais elles ne sont pas les seules à proposer du sommeil à leurs visiteurs. Les hôtels foisonnent également et il y en a pour tous les goûts. Mais parmi ceux-ci, il en est un, vraiment atypique, puisqu’il offre un service quatre étoiles dans le petit village de Saint-Véran, juché sur l’un des toits du Queyras.
Implanter un hôtel de luxe dans un village simple et authentique où il n’y a quasiment qu’un coutelier comme commerçant, voilà un beau défi que veut relever un Breton, patron de centres commerciaux à Gap.








