Des taux bas et des marchés satisfaits
La décision de la BCE de garder des taux bas et pour une longue durée a été accueillie favorablement sur les marchés européens.
La Bourse de Paris accélérait la cadence jeudi après-midi (+1,21%), grâce à un discours toujours accommodant de la Banque centrale européenne (BCE) et des indicateurs rassurants aux Etats-Unis et en Europe.
A 16H22 , l’indice CAC 40 prenait 48,22 points à 4.040,91 points, dans un volume d’échanges de 1,136 milliard d’euros. La veille, il avait gagné 0,15%.
Le marché parisien gagnait du terrain dans l’après-midi alors que le président de la BCE a tenu sa traditionnelle conférence de presse à l’issue d’une réunion où les taux ont été maintenus à 0,50%. De son côté, Wall Street a ouvert en hausse.
«Le marché réagit positivement au fait que la BCE est partie pour garder des taux bas pendant pas mal de temps», souligne Frédéric Rozier, gérant au sein de Meeschaert Gestion Privée. Il note toutefois que le message de la BCE ne comporte aucune grande nouveauté, tout comme celui de la Réserve fédérale américaine (Fed) la veille, également très accommodant.
Au vu des risques continuant de peser sur la conjoncture, le conseil des gouverneurs «s’attend à ce que les taux d’intérêt restent à ce niveau ou plus bas sur une longue période», a dit M. Draghi.
Wall Street évoluait en nette hausse, saluant de bonnes nouvelles économiques aux Etats-Unis et en Chine et rassurée par le maintien du soutien de la Réserve fédérale américaine (Fed) à l’économie: le Dow Jones gagnait 0,92% et le Nasdaq 1,07%. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 s’adjugeait 1,06% (+17,90 points) à 1.703,63 points, évoluant au-dessus du seuil symbolique de 1.700 points pour la première fois de son histoire.
A la Bourse de Francfort, l’indice Dax des trente valeurs vedettes s’est apprécié de 1,63% pour finir à 8.410,73 points, accélérant ses gains après la conférence de presse mensuelle de M. Draghi. Le MDax des valeurs moyennes a gagné 1,54% à 14.573,2 points.
En juillet, M. Draghi avait surpris le marché en rompant avec la tradition observée par l’institution de ne donner aucune trajectoire pour ses taux.
De plus, M. Draghi a prévenu jeudi que des risques à la baisse continuaient de peser sur l’économie de la zone euro, en dépit d’une manifeste stabilisation de celle-ci. Ce jeudi, l’euro reculait face au dollar , aidé pour sa part par des indicateurs macroéconomiques américains meilleurs que prévu. Vers 18h00 à Paris, l’euro valait 1,3223 dollar contre 1,3301 dollar mercredi à 23H00.









la remontée des taux va faire mal