Ali Aarrass accepte de boire, mais poursuit sa grève de la faim
Le Conseil national des droits humains à Rabat a rendu visite à plusieurs reprises à Ali Aarrass, ce Belge emprisonné au Maroc pour terrorisme. Aux dernières nouvelles, Ali Aarrass a accepté de boire, mais poursuit sa grève de la faim pour clamer son innocence. Sa soeur a pu lui parler par téléphone.
Ali Aarrass a 51 ans. En appel, le 2 octobre 2012, il a été condamné à douze ans de prison (après les quinze ans écopés en première instance, le 29 novembre 2011) pour « utilisation illégale d’armes » et « appartenance à un groupe ayant l’intention de commettre des actes terroristes ».
Il a entamé une grève de la faim le 10 juillet dernier après une série de brimades et de mauvais traitements. Il a durci sa grève de la faim le 25 juillet en refusant de boire.
La soeur d’Ali Aarras, Farida, a pu entrer en contact directement avec lui, écrit-elle sur son mur Facebook. « Ali m’a enfin appelé et nous avons pu parler longuement ! », se réjouit-elle. Elle a reçu la confirmation que des représentants du Conseil national des droits humains (CNDH) à Rabat lui ont rendu visite hier. Et confirme surtout qu’Ali Aarrass a recommencé à s’abreuver.
Elle relaie les propos que son frère lui a tenus : « Je n’ai jamais rien demandé d’extraordinaire. Depuis le début de ma détention, j’ai juste exigé que mes droits en tant que détenu soient respectés. Contrairement à d’autres prisonniers, qui vont jusqu’à payer pour obtenir des faveurs hors du commun et des caprices, je me suis toujours limité à demander que ce à quoi je suis censé avoir droit, il s’agit croyez-moi des choses les plus élémentaires, l’eau, douches, la cour, mon courrier, des appels téléphoniques et des soins médicaux ». L’inspectrice du CNDH a interrogé le directeur de la prison. « Ce dernier semblait très mal à l’aise. Il n’a pas osé démentir ! ». Elle a promis de revenir pour vérifier que tout était rentré dans l’ordre, écrit encore Farida Aarrass.
Vos réactions
Voir toutes les réactions A la pauvre, heu, comment dire?... qui parle d'islamophobie à ce propos dans une lettre ouverte : ferme-là à tout jamais! :-D
29. amineliege Je préfère le MI-5, c'est plus glamour (quoique j'ai été "interrogé" un jour par un membre de la Sûreté, qui m'avait d'abord montré une superbe plaque en métal, style FBI). Mais bon, Belliraj, ce sont surtout des braquages et des soupçons de plusieurs homicides, donc pour moi il peut bien retomber dans l'endroit d'où il sort, indic ou pas.
@Tardis II: effectivement, Abdelkader Belliraj travaillait apparemment pour les services secrets belges, donc est ce qu'il menait vraiment un double jeu ou il a simplement été sacrifié?









31. Mundele Il y en a plein d'autres, au risque de radoter, qui attendent que le premier bloque la porte du pied : des braqueurs, des meurtriers, des combattants de la filière de la veuve de l'assassin de Massoud, des gens liés au terrorisme, mais qui nous aiment passionnément, qui sont fiers d'être Belges, regardez, ils ont même un carnet de timbres Valois dans l'armoire de cuisine. Et les benêts qui suivent, Ecolo en tête, tout les donneurs de leçons de démocratie, qui parviennent encore à caser le concept d'islamophobie en emballage cadeau de la boîte de Pandore... Pauvres c...s!