Theo Francken (N-VA): « La Flandre sera indépendante »

DZ avec Belga
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Le parlementaire N-VA Theo Francken se dit convaincu que la Flandre sera indépendante. «Ce jour viendra», a-t-il dit au Standaard, ajoutant que «les élections de 2014 seront cruciales». Provocation ou stratégie électorale ?

Dans une interview accordée au Standaard, Theo Francken a rappelé la ligne de son parti, la N-VA, et le but qu’il s’est donné à atteindre : l’indépendance de la Flandre : « Ce jour viendra ». Le parlementaire regrette par ailleurs de constater qu’aucun journal flamand ne soutient ouvertement la volonté indépendantiste.

Il répète que son parti est favorable à un modèle confédéral mais admet qu’un nouveau blocage après les élections de 2014 est à éviter. «Là, les partis traditionnels ont un point. Donc, nous devons l’éviter à tout prix (...) En tant que plus grand parti, nous ne sommes pas marginalisés mais nous allons devoir bien réfléchir à la technique de négociations».

« Le Flamand pur n’existe pas »

Theo Francken rejette l’étiquette de partisan de la ligne dure qui lui colle à la peau. Il attribue cette perception à son apparence, en l’occurrence ses cheveux très courts à la militaire. «En ce qui concerne l’immigration, je ne suis pas du tout un extrémiste», affirme-t-il.

«Je n’ai aucune affinité avec le Vlaams Belang et n’en ai jamais eu. Un pays sans immigration est une idée horrible. L’immigration doit être une expérience positive, un enrichissement. Ce n’est pas le cas pour l’instant. Je n’aurais jamais pu être militant d’un parti qui prône l’enfermement immédiat des demandeurs d’asile dans des centres fermés.»

Il ajoute encore que le «Flamand pur» n’existe pas, et espère «qu’il n’existera jamais».

Stratégie électorale : récupérer les voix du Vlaams Belang

Ces propos surviennent quelques jours après la proposition de l’échevine N-VA des guichets d’Anvers, Liesbeth Homans, de créer un «Speedy Pass» aux étrangers prêts à mettre le prix un service accéléré comme par exemple obtenir plus rapidement les documents tels que l’inscription au registre communal ou l’autorisation de séjour.

Un projet jugé discriminatoire par certains, mais qui soulève un autre point pour le politologue Dave Sinardet, à savoir une stratégie électorale et la volonté de la N-VA de récupérer les voix du Vlaams Belang : « Au-delà de ce débat juridique, il existe évidemment des raisons électorales pour adopter ce type de mesures. La moitié des électeurs du Vlaams Belang sont passés à la N-VA, lors du scrutin communal d’octobre. Le parti d’extrême droite est passé de 35 à 10 % des votes exprimés. La N-VA a obtenu 37 % des suffrages. On voit difficilement pour quel parti ces électeurs du Vlaams Belang auraient voté, sinon pour la N-VA. Le succès des nationalistes flamands repose donc en grande partie sur ces transferts de voix ».

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102. benke dit le 10/08/2013, 06:36

et un reunion aves le pays -bas

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101. pimprenelle1793 dit le 06/08/2013, 09:09

@Viceversa. Vous connaissez beaucoup de francophones unilingues, vous ? Moi, sérieusement, aucun. Soit ils parlent anglais, soit turc, arabe... allemand, polonais, russe... Mèm mi pauf mam parlu walon in plus di l'françè. Quant aux versions postsynchronisées, à l'ère des DVD et des téléchargements, qui regarde encore un film en VF, hein ? Actuellement, tout le monde peut avoir le bonheur de découvrir une oeuvre en VO, sans perdre une miette du sel originel. Vous imaginez "Mad Men" en VF, vous ? "Six Feet Under" ?! "Der Untergang" ? "La piel que habito" ? "Daens" ?

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100. pimprenelle1793 dit le 06/08/2013, 08:56

@ata. Ah ? C'est parce qu'un vendeur de journaux ne vous a pas répondu en flamand que vous me traiter, moi, de maquerelle ? Soit vous êtes d'une mauvaise foi crasse, soit vous feriez mieux de consulter au plus vite. Sans doute les deux. Ata, quand je vais dans une ville qui communique dans une autre langue que la mienne, il ne me viendrait pas à l'idée de demander quoi que ce soit en français. Bruxelles est une ville francophone, et le devient de plus en plus. C'est ainsi, faudra vous y faire. D'une part le néerlandais, au quotidien, ne nous sert à rien. D'autre part, il nous a été imposé et il est dans la nature humaine de rejeter la contrainte. Séduction, je vous ai déjà dit, séduction, il n'y a que ça qui marche... Traitez-moi de maquerelle, maintenant.

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99. tisspule dit le 06/08/2013, 06:41

zeg on va le savoir....réedite demain encore et encore

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98. Tchiorny dit le 06/08/2013, 00:47

@Atahualpa : L'obligation de bilinguisme à Bruxelles ne concerne que les services publics. Alors, quand vous achetez votre journal à la gare de Bruxelles-Midi, peut importe la langue du journal et la langue dans laquelle vous le demandez, il faudra vous contenter d'un "salut" et d'un "merci". D'ailleurs, si j'en crois "Het Vlaams woordenboek", ces deux mots seraient aussi valables à Zaventem, commune néerlandophone où le français est interdit officiellement dans les services publics, officieusement dans l'espace public. Remarquez, dans les grandes surfaces de Zaventem, tous les produits sont étiquetés dans les deux langues, comme partout en Belgique...

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