Le nombre de malades longue durée explose
En Belgique, le nombre de malades longue durée pour des problèmes psychiques est passé de 74.000 en 2007 à 93.000 en 2011, soit une augmentation de 25 % en 5 ans, selon des chiffres de l’Inami. L’état psychique est la première cause d’incapacité de travail en Belgique.
Selon des chiffres de l’Inami, cités par Het Belang van Limburg, le nombre de malades longue durée à cause de maladies psychiques est passé, en Belgique, de 74.000 en 2007 à 93.000 en 2011, ce qui représente une augmentation de 25 % en 5 ans. Une augmentation que l’Inami explique par le nombre croissant de cas de fatigue chronique. Des problèmes de douleurs musculaires sont également en forte hausse.
En mars, un site néerlandais avait constaté que le burn-out, généralement associé à la cinquantaine, touchait de plus en plus de jeunes – mais les chiffres publiés ne précisent pas de répartition par âge. « Depuis 5 à 6 ans, les incapacités de travail en raison de troubles psychiques augmentent de manière importante dans tous les pays de l’OCDE. Dans certains pays nordiques, ce taux atteint même 50 %. La Belgique n’est donc pas un cas à part, mais la situation n’en reste pas moins préoccupante », nous soulignait début juillet François Perl, directeur général du service des indemnités de l’assurance-maladie (Inami).
Les troubles psychiques forment, avec un taux de 34 %, la cause la plus importante d’incapacité de travail de longue durée, selon les conclusions du rapport du think-tank Itinera, publié en juillet, sur les soins de santé mentale en Belgique. « Nos chiffres deviennent pertinents à partir d’un an d’incapacité de travail car cela réduit la probabilité de se réinsérer dans le monde professionnel. Or il est prouvé que le travail est un élément du traitement. Mais on se heurte au sein des entreprises à des réticences à engager ou à maintenir au travail quelqu’un qui souffre de troubles psychiques. Il faut un encadrement et un investissement en ce sens. C’est un investissement lourd au départ mais qui donne de très bons résultats à long terme », selon l’Inami.
Vos réactions
Voir toutes les réactions S-il y a bien un métier qui rapporte gros de nos jours, c-est psychiatre. Ce sont les nouveaux prêtres, et comme avec certains prêtres, il y a des abus.
@pseudoman : certes, mais bon, le simple quidam ne sait pas non plus s'en mettre plein les poches en faisant son 'black" comme une (bonne) partie des indépendants...
BART, BEN, LIESBETH... et quelques autres atteints de la nationalite aigue... depuis une trop longue durée.... euthanasie ???









Ca y est, le cliché "les indépendants ne sont jamais malades et roulent dans la misère, et vous les employés/ouvriers vous êtes tous des fainéants", un peu comme l'autre cliché "tous les indépendants sont des tricheurs/voleurs" ... Il y aura toujours des profiteurs, des deux côtés, et on n'y changera rien. Mais je suis persuadé qu'il y a quand même un pourcentage élevé de vraies malades parmi ces gens-là, mais il faut traquer les profiteurs, et être impitoyable avec ceux-ci ! La société actuelle est celle qui voit d'un côté des profiteurs de notre système, tandis que les travailleurs honnêtes finissent par crouler sous le travail des absents/malades qu'on leur refourgue en plus de leur propre boulot. Je sais ce dont je parle, cette semaine, pour la Xème fois une collègue est tombée malade le premier jour de la semaine, du coup, on a du se farcir son boulot ...