Johnny Depp revient dans un western fantaisiste et spectaculaire
Mais les allergiques aux facéties de l’acteur s’abstiendront... Entretien avec le réalisateur de « The Lone Ranger », Gore Verbinski.
Sur papier, The Lone Ranger avait beaucoup pour réussir : produit par un grand nom du métier, Jerry Bruckheimer (les Pirates des Caraïbes …), réalisé par un cinéaste pas manchot, Gore Verbinski ( The ring, Rango, les Pirates des Caraïbes ), et emmené par une star bankable comme peu d’autres, Johnny Depp. Le hic, c’est qu’aux Etats-Unis, ce western particulier, inspiré par une série radiophonique des années 30, a été froidement accueilli par la critique et boudé par le public.
Film maudit en perspective ? Qui sait… Déjà que mettre en boîte les aventures du cow-boy héroïque et de son ami l’indien frappadingue n’a pas été de tout repos ! Sur le tournage, les conditions météo s’en sont mêlées, s’avérant particulièrement éprouvantes.
Qui dit western dit paysage. Et celui de Lone Ranger, de ceux dans lesquels John Ford lui-même vint tourner, est quasiment un personnage à part entière. Verbinski reprend : « La voie ferrée qui se construit, l’arrivée du train, tout ça vient comme si ce paysage était… violé. Les deux héros invitent aussi à réfléchir sur le coût de tout cela. Au-delà, c’est également une réflexion sur le rapport que nous entretenons avec la Terre. »
Pas classique non plus : la technique utilisée. The Lone Ranger a été tourné en live, et non en studio devant des fonds bleus. « Il était important de raconter ces choses honnêtement, pas devant un fond bleu, justement. Je voulais de vraies machines, un vrai désert, pour que tout ça soit réellement cinématographique. Il n’y avait qu’une solution pour y arriver : aller sur le terrain, et tourner ce film à l’ancienne. Et ça, ça implique beaucoup de travail. »
Du travail, du temps, et une solide confiance entre le réalisateur et ses acteurs. Dont Johnny Depp.
Autre hic : le scénario de l’époque ne reçoit pas d’agrément.











Evidemment, si on ramène la carrière et le jeu de Depp à Jack Sparrow et ce film-ci!... C'est quand même sacrément oublier les très bons films, voire les chefs-d'oeuvre dans lesquels il a excellé et où il est carrément bluffant: Gilbert Grape, Edward aux mains d'argent, Alice au pays..., Sleepy hollow, Chocolat, Benny and Joon, Las Vegas Parano et j'en passe. Depp y fait étalage de tout son talent. Il est capable de jouer beaucoup de nuances. A vrai dire, je ne suis pas complètement fan de lui, c'est sans doute une pure question de goût, mais il faut savoir reconnaître son talent qui ne se limite pas à des... mimiques (qui soi-dit en passant sont la base du jeu théâtral dans le sens premier du terme)...