Le cartable du Brabant wallon
Saintes. Catalina van der Straten lance sa marque, au bouchon de bain.
Pour le fun évidemment ! Les enfants aiment beaucoup ce genre de petits pendentifs. Cela donne un petit côté sympa à leur cartable ou à leur sac. Cela personnalise en quelque sorte et on va même encore plus loin puisque l’on propose de broder le nom ou le prénom sur la bretelle. Dans la masse des cartables qui vont se retrouver dans les cours de récré à la rentrée, c’est une manière de permettre aux enfants – et à leurs parents – de retrouver le leur très facilement.
Je travaillais jusque-là pour la Fédération des Notaires où je m’occupais notamment du site Internet. J’aimais beaucoup ce côté vulgarisation du droit pour Monsieur Toutlemonde, mais je sentais aussi que je n’allais pas faire cela toute ma vie. Via mon mari qui a lancé Ipex, une société d’impression de codes-barres dans le zoning de Saintes, j’ai appris que la société Ney était à vendre. Il y avait là une place à prendre, dans un secteur me semble-t-il porteur.
J’ai eu de la chance avec la banque qui accepté ma demande d’emprunt. J’ai aussi eu très vite l’aide de l’Agence wallonne à l’exportation pour les foires ou le site Internet. La Chambre de commerce du Brabant wallon m’a également tout de suite contacté pour proposer ses services. Il faut avouer que la Wallonie bouge bien sur ce plan. Et puis je reprenais une équipe motivée, avec un designer, une commerciale et un magasinier. C’est une grande chance.
Je m’attendais à ce que ce soit difficile, que je doive travailler, mais je pensais que je pourrais peut-être plus aisément me libérer pour m’occuper de mes trois enfants. C’est loin d’être le cas ! Mais j’assume. Je vais les chercher à l’école (en flamand), fais les devoirs, donne le bain, fait à manger et les couche… avant de retourner au travail. Cela me permet d’être plus sereine quand je me lève le matin. Et puis j’ai dû apprendre tout le métier, aller en Chine voir les fournisseurs, rencontrer les anciens clients, en trouver de nouveaux. Car la crise est là. J’ai cependant maintenu le chiffre d’affaires à 750.000 euros. Avec pour objectif de l’augmenter dès 2013.
J’ai plutôt regardé mes enfants. J’ai par exemple prévu une espace pour la gourde dans les sacs pour les maternelles. Ou une pochette pour mettre les noms et prénoms. J’ai prévu des couleurs classiques, mais aussi plus flashy. Au total, je propose déjà neuf modèles et dix couleurs.
Solide ! Mais je pense que les jeunes n’aiment plus avoir le même cartable pendant six ans. Donc il faut pouvoir proposer des prix attractifs, entre 5 et 38 euros selon le modèle. Déjà trois magasins de Bruxelles m’ont fait confiance, ainsi qu’un de Quiévrain et deux du Brabant wallon, à Tubize et à Braine-le-Château.
On va élargir la gamme vers les portefeuilles ou les sacs à dos à roulettes. J’aimerais aussi rapatrier en Europe, sans doute en Grèce, une partie de la fabrication.







