Accident de train en Espagne: une «faille» dans le système de sécurité
Le débat de la commission des députés sur l’Équipement a eu lieu ce jeudi en Espagne. Lors de ce débat, il a été révélé qu’au départ, un système de freinage automatique était prévu sur la voie du train accidenté.
Lors d’un débat d’environ cinq heures devant la commission des députés sur l’Équipement à propos du déraillement survenu à Saint-Jacques-de-Compostelle, Gonzalo Ferre, le président du gestionnaire du réseau ferroviaire Adif, a déclaré que la portion de voie où a eu lieu l’accident devait être équipée d’un système de freinage automatique.
« La ligne a été planifiée dans un premier temps avec la norme UIC (pour les trains à grande vitesse AVE) et avec un système de sécurité ERMTS », aux normes européennes, qui comprend un système de freinage automatique lorsque le conducteur ne respecte pas la vitesse autorisée, a-t-il affirmé.
C’est finalement le système conventionnel Asfa qui a été retenu. Celui-ci possède un freinage automatique mais uniquement au-delà des 200km/h.
Également interrogé par la commission, le président de Renfe, Julio Gómez-Pomar, a souligné que « toutes les procédures avaient été observées avec toutes les mesures de sécurité nécessaires ».
La responsabilité du conducteur amoindrie
Les membres d’opposition de la commission ont pris la défense du conducteur, estimant qu’il était impossible que la sécurité d’un train à haute vitesse puisse reposer uniquement sur un conducteur, certains exigeant une « commission d’enquête indépendante ».
« Nous sommes face à une authentique faille du système de sécurité », a affirmé la députée des nationalistes de Galice. « Il existe une grande controverse sur le fait de savoir pourquoi le système de freinage automatique ERMTS n’était pas opérationnel dans la zone de l’accident », a-t-elle ajouté.
Peu après l’accident, le conducteur, Francisco José Garzon, avait mis en cause le dispositif et s’était indigné qu’on « ne contrôle pas la vitesse à cet endroit ».
La ministre de l’équipement Ana Pastor doit intervenir vendredi devant les députés sur l’accident et les mesures de sécurité du réseau ferroviaire espagnol. L’enquête judiciaire tente de comprendre comment le train a déraillé à 179 km/h alors qu’il devait rouler à 80 km/h.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Ce que je ne comprends pas, c'est que le capitaine du Costa Concordia, qui est responsable d'une trentaine de décès, est poursuivi pour homicide, son procès est en cours, alors qu'ici, on dirait que le conducteur, responsable de 80 décès, est décrit plus comme une victime que comme le responsable de l'accident. On ne nous mènerait pas un peu en bateau ?
Homme ou machine. Vieux débat. La responsabilité du conducteur reste entière. Le conducteur propose t-il de supprimer sa fonction? Bien sûr que non.On ne peut pas automatiser tout en même temps. Le conducteur le sait. Quelques heures après ce terrible accident, les syndicats montaient au créneau pour défendre leurs membres. C est écoeurant.
Je l'avais dis: Mettez des robots....Pour celui qui disait en cas de bug, le train accélère..C'est à Hollywood!........Le conducteur de ce train, en était à son 60ème passages, c'est pas vraiment un novice novice non plus sur ce trajet....il y à le système d'avertissement du vitesse en cause, mais le conducteur à plus de 50% de responsabilité dans cette accident.....Il connaissait très bien ce trajet.
Pour ce qui est des systèmes de sécurité en Belgique, on peut fermer notre g...!










@ cadum: le conducteur de train était sur sa voie et la cause de l'accident est partiellement due à une suite de facteurs (comme en aviation d'ailleurs) qui, pris isolément sont insignifiants et n'ont aucune influence sur le bon déroulement des opérations. Hélas, lorsque ces facteurs sont réunis et ou s'enchaînent, ils amènent aux catastrophes que l'on connait. Quant au parallèle avec le commandant Schetino; ce dernier a sciemment mené son bâtiment hors de sa route; là où il n'avait rien à faire. RIen de comparable donc avec l'accident ferroviaire en Galicie.