Les musulmans fêtent la fin du Ramadan sur fonds de violences (vidéo)
De nombreux attentats ont assombri les fêtes de fin du ramadan en Afghanistan et au Pakistan tandis que la Syrie dénombrait 4.420 morts en un mois de ramadan.
Au Caire des milliers de manifestants partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi célébraient l’Aïd el-Fitr, fin du ramadan, défiant le gouvernement intérimaire.
En Asie, les célébrations de l’Aïd el-Fitr ont été marquées par des attentats suicide lors de funérailles au Pakistan (38 morts) et en Afghanistan (au moins 14 femmes et enfants tués).
Dans son message pour l’Aïd el-Fitr, le président afghan Hamid Karzaï a exhorté les talibans à mettre fin à leur insurrection afin de stabiliser le pays à l’approche des élections d’avril et du retrait des forces de l’Otan.
L’Indonésie a été l’un des premiers pays à lancer les célébrations pour la fin du mois de Ramadan mais les craintes de nouveaux attentats visant des centres boudhistes ont poussé les autorités à déployer d’importantes forces de police.
En Irak une nouvelle vague d’attentats a clos ces derniers jours le mois de Ramadan avec plus de 800 morts, faisant l’un des mois sacré de la religion musulmane les plus sanglants de l’histoire du pays.
Près de 4.500 morts en Syrie
Au moins 4.420 personnes ont été tuées en Syrie lors du mois de ramadan, les deux tiers étant des combattants, contrairement à l’an dernier où les civils avaient payé le tribut le plus lourd. « Au moins 4.420 personnes ont été tuées durant le mois dernier, dont seulement 1.386 civils, parmi lesquels 302 enfants », a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). En outre, il y a 92 dépouilles non identifiées.
Il y a un an, 5.440 personnes étaient mortes durant le ramadan dont 4.114 civils, contre seulement 473 en 2011 dans les manifestations alors que la révolte ne s’était pas encore militarisée. Cette baisse sensible des victimes civiles s’explique par le fait que les lignes de front se sont stabilisées et la nature du conflit a changé.










