Accident de car en France: un passager mis en cause
Un accident de car a fait deux morts et une trentaine de blessés dans la nuit de samedi à dimanche dans l’Aude. Un passager a avoué avoir fait donner un coup de volant au chauffeur juste avant l’accident.
Un car de la compagnie Eurolines, transportant 44 personnes, dont trois chauffeurs de nationalité française, espagnole et ukrainienne, a quitté l’autoroute et s’est écrasé dans un fossé faisant deux morts et une trentaine de blessés, dont deux graves. Il reliait Marseille à Murcia, en Espagne.
C’est suite à la perte de contrôle du chauffeur que le véhicule a glissé en diagonale sur plusieurs mètres avant de tomber et se coucher en contrebas de la route, environ cinq mètres plus bas. 150 pompiers et quatre hélicoptères participaient aux secours et un poste médical avancé a été installé sur place.
« Le chauffeur a été entendu et aurait déclaré avoir été gêné par un passager qui a donné un coup dans le volant. Ce qui paraît peu crédible comme information », a déclaré le procureur de Narbonne, David Charmatz.
« Le chauffeur était un petit peu bizarre. Il ne connaissait pas la route », raconte une passagère qui ajoute que le car avait déjà failli avoir un accident plus tôt. Selon cette passagère, il a fallu casser les vitres du car pour sortir du véhicule.
Un passager ukrainien mis en cause
Un passager ukrainien est mis en cause dans l’accident du véhicule, a indiqué la justice française. Ce passager âgé d’une trentaine d’années a avoué avoir fait donner un brusque coup de volant au chauffeur, juste avant l’accident.
Il a déclaré aux gendarmes avoir voulu, pour une raison encore indéterminée, forcer le conducteur à s’arrêter en tirant le volant dans sa direction, a rapporté le procureur David Charmatz.
Ces aveux confirment les premières déclarations du chauffeur espagnol, qui avait raconté avoir eu une querelle avec un passager cherchant à s’emparer du volant.
D’abord entendu comme victime, ce touriste ukrainien a ensuite été placé en garde à vue comme suspect et doit subir un examen psychiatrique.
«On cherche aussi à savoir si, sur le plan psychiatrique, cet Ukrainien est parfaitement équilibré parce que c’est un geste tellement inconsidéré qu’il faut aussi s’intéresser à sa personnalité», a déclaré le procureur.
Le conducteur avait été placé dans un premier temps en garde à vue, mais celle-ci avait ensuite été levée, son état ayant été jugé incompatible avec une audition par les gendarmes. Les auditions doivent reprendre lundi pour établir la participation de chacun dans l’accident, et l’analyse des disques du véhicule devra dire à quelle vitesse il roulait, a précisé le procureur.








